Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Ach-Shâfiʿî déclara dans al-Mukhtaṣar :
« Si quelqu’un dit : “Mon bien est pour la cause d’Allah” ou “c’est une aumône”, en le prononçant avec l’intention d’un serment, alors, selon l’avis de ʿÂʾicha – qu’Allah l’agrée –, d’un groupe de Compagnons du Messager d’Allah – qu’Allah les agrée –, dʿAtâʾ, ainsi que d’après l’analogie juridique, il lui incombe l’expiation d’un serment.

Il ajouta : Quant à celui qui manque à son engagement de se rendre à pied jusqu’à la Maison d’Allah – exalté soit-Il –, deux opinions sont rapportées à son sujet.
La première, émise par ʿAtâʾ, est qu’il doit acquitter l’expiation d’un serment. Son principe est que les œuvres de piété ne sont valides que lorsqu’elles correspondent soit à une obligation qu’Allah a instituée, soit à une dévotion volontaire exclusivement destinée à Allah.

Ach-Shâfiʿî précisa : La dévotion volontaire consiste, par exemple, à dire : « Il m’incombe, pour la Face d’Allah, que, s’Il me guérit, j’accomplirai le ḥajj à titre de vœu. » Quant à la formule : « Si je ne règle pas ta dette, je marcherai jusqu’à la Maison d’Allah », cela relève de la catégorie des serments et non de celle des vœux.

Al-Muzanî dit : « Il a tranché qu’il s’agit là de l’opinion d’un certain nombre de Compagnons du Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – ainsi que de l’exigence de l’analogie. » Et il déclara ailleurs : « Si quelqu’un dit : “Il m’incombe, pour Allah, un vœu de ḥajj si untel le veut”, et que celui-ci le veuille, rien ne lui incombe ; car le vœu n’est valable que lorsqu’il est formulé pour Allah ; il n’appartient pas à la logique des clauses conditionnelles : celui dont on sollicite la volonté n’est pas celui qui prononce le vœu. »

Ceux qui défendent cette opinion ne l’ont pas nécessairement déduite de l’indication littérale du verset, mais plutôt de l’analogie juridique.

(1) Mukhtasar al-Muzanī, p. 390. (2) À l’origine : (فذهب), attesté dans al-Taḥqīq et dans le Mukhtasar al-Muzanī. (3) Le texte entre parenthèses dans le Mukhtasar al-Muzanī. (4) À l’origine : (النذر), attesté dans al-Taḥqīq et dans le Mukhtasar al-Muzanī. (5) p. 390. (6) « al-Taḥqīq » (47/a–b).
قال الشافعي في المختصر (١) : ولو قال: مالي في سبيل الله أو صدقة على معاني الأيمان. فمذهب (٢) عائشة وعدد من أصحاب رسول الله - صلى الله عليه وسلم - وعطاء، والقياسُ أَنَّ عليه كفارة [يمين] (٣) . قال: ومن حنث في المشي إلى بيت الله ــ عز وجل ــ ففيه قولان: أحدهما: قول عطاء كفارة يمين، ومذهبه أَنَّ أعمال البر لا تكون إلا بما فَرَضَ الله، أو تبررًا يراد به الله. قال الشافعي: التبرر أَنْ يقول: لله عليَّ إن شفاني الله أَنْ أحجَّ له نذرًا، فأما إِنْ لم أقضك حقك فعليَّ المشيُ إلى بيت الله؛ فهذا من معاني الأيمان لا معاني النذور (٤) . قال المزني (٥) : قد قَطَعَ بأنه قولُ عددٍ من أصحاب النبي - صلى الله عليه وسلم - [والقياس] ، وقد قال في غير هذا الموضع: لو قال: لله عليَّ نَذْرُ حجٍّ إِنْ شاء فلانٌ فَشَاءَ، لم يكن عليه شيء، إنما النذر ما أريدَ به الله، ليس على معاني المعلِّق، والشائي غير الناذر. والقائلون بهذا لا يلزم أَنْ يكونوا أخذوه من دلالة الآية عليه لفظًا، بل بالقياس) (٦) .
(١) مختصر المزني (ص ٣٩٠). (٢) في الأصل: (فذهب)، والمثبت من «التحقيق» ومختصر المزني. (٣) ما بين المعقوفتين من مختصر المزني. (٤) في الأصل: (النذر)، والمثبت من «التحقيق» ومختصر المزني. (٥) (ص ٣٩٠). (٦) «التحقيق» (٤٧/ أـ ب).

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