Il en découlerait que toute personne contractant un engagement pourrait se contenter de s’acquitter de l’expiation (kaffâra) sans être tenue de respecter ce à quoi elle s’est obligée ! Or, pareille assertion n’est admise par aucun musulman, ni même par quiconque doué de raison.
Il apparaît donc que la prétention de celui qui soutient que la cause imposant l’expiation serait l’engagement – cause qu’il dit trouver dans le vœu d’obstination et de colère – n’est autre qu’une parole émanant de quelqu’un qui ne connaît ni la signification du terme « serment » (yamîn), ni la raison rendant son expiation obligatoire. Ses propos sur les serments sont dès lors ceux d’un homme qui ignore la portée des preuves juridiques révélées, tant les textes explicites que les significations implicites ; il ne connaît ni le sens du serment dans la langue et dans la Loi, ni la cause qui commande son expiation. Quiconque ignore ces notions ne peut, lorsqu’il examine un cas précis pour déterminer s’il s’agit d’un serment nécessitant expiation, d’un serment non expiable ou d’un cas assimilé, que parler sans science. Il suffit donc au répondant de montrer que les paroles de cet objecteur sont dénuées de tout fondement scientifique.