Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

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Il a dit :

(Quinzièmement : le fait que la suspension ainsi formulée entraîne la survenue du divorce est une chose notoire, reconnue aussi bien par les gens de savoir que par le commun, et ne souffre aucune contestation. Si l’on a intégré le serment par divorce parmi les serments des musulmans, ce n’a été que pour admettre dans le pacte d’allégeance ceux qui y avaient introduit cette pratique.

À l’époque de Hichâm b. ‘Abd al-Malik se trouvait un gouverneur nommé Tûbah b. Abî Usayd (1), affranchi des Banû al-‘Anbar (2). Il se montrait bienfaisant envers les gens, conciliant, plein d’égards pour les soldats, et refusa de leur faire prêter serment par divorce. Après sa mort, on fit toutefois prêter aux soldats ces mêmes serments, qu’on appela « les serments de Tûbah ». Lorsque ‘Âṣim b. ‘Abd Allâh arriva et voulut faire jurer les gens par divorce, ceux-ci s’y opposèrent en disant : « Nous ne prêtons que les serments de Tûbah. » L’affaire était donc fameuse parmi les masses de cette époque ; sans cela, ils ne s’y seraient pas refusés, on ne les aurait pas fait jurer ainsi, et l’on se serait contenté qu’ils jurent par Allâh.) (3)

Réponse en plusieurs points :

Premièrement : Le fait que le serment par divorce soit un serment, que le serment par affranchissement soit un serment, que le serment consistant à marcher (en pèlerinage) ou à donner ses biens en aumône soit un serment, que le serment par l’interdit soit un serment, et le fait que l’on dise : « Il a juré par le divorce de ne pas agir », ou : « Il a juré par la marche ou par l’aumône de ne pas agir » ; tout cela est plus connu, chez les spécialistes comme chez le vulgaire, que tout ce qui s’y oppose.

(1) Ainsi dans l’original et dans certains ouvrages de prosopographie ; dans d’autres on lit « al-Asad ». (2) Il s’agit de Ṭūba b. Kaysān, Abū al-Muwarriʿ al-ʿAnbarī al-Baṣrī, né en 57 H et mort de la peste en 131 H. Voir sa notice dans : al-Ṭabaqāt de Khalīfa b. Khayyāṭ (p. 365), Târīkh Dimashq (vol. 11, p. 94), Tahdhīb al-Kamāl (vol. 4, p. 336). (3) « al-Taḥqīq » (34/b), c’est-à-dire le vingtième fascicule.
فصلٌ قال: (الخامس عشر: أنَّ اقتضاء التعليق المذكور لوقوعِ الطلاق أمرٌ مشهور عند الخاصة والعامة لا يقبل التشكيك، وإدراجُ الحَلِفِ بالطلاق في أيمانِ المسلمين إنما كان لإدخال من أدخلها في البيعة، وقد كان في زمان هشام بن عبد الملك أميرٌ اسمه: توبة بن أبي أسيد (١) مولى بني العنبر (٢) ، أحسنَ إلى الناسِ وألانَ جانبَهُ، وأحسنَ إلى الجندِ، وامتنعَ أنْ يحلفهم بالطلاق [٦/ أ] وكانَ الناس بعد موتهِ يُحَلِّفُونَ الجندَ بتلك الأيمان، ويُسمونها أيمان توبة. ولمَّا قَدِمَ عاصمُ بن عبد الله وأرادَ أنْ يُحلِّفَ الناسَ بالطلاق فأبوا، وقالوا: نحلف أيمانَ توبة؛ فهذا أمرٌ مشهورٌ عند العوام من ذلك العصر، ولولا ذلك لم يَمتنعوا منه، ولم يُحلِّفوهم به، ولاكتفوا منهم بالأيمان بالله) (٣) . والجواب من وجوه: أحدها: أنَّ كونَ الحلف بالطلاق يمينًا، والحلف بالعتق يمينًا، والحلف بالمشي وصدقة المال يمينًا، والحلف بالحرام يمينًا، وقول القائل: قد حلفَ بالطلاق أنه لا يَفعل، وحلف بالمشي أو بصدقة المال أنه لا يَفعل؛ فهذا أشهرُ عند العامة والخاصة من كلِّ ما يُناقضه.
(١) كذا في الأصل وبعض كتب التراجم، وفي بعضها: (الأسد). (٢) هو: توبة بن كيسان، أبو المُوَرِّع العنبري البصري، ولد سنة (٥٧)، وتوفي في الطاعون سنة (١٣١). انظر في ترجمته: الطبقات لخليفة بن خياط (ص ٣٦٥)، تاريخ دمشق (١١/ ٩٤)، تهذيب الكمال (٤/ ٣٣٦). (٣) «التحقيق» (٣٤/ ب)، وهو الوجه العشرون.

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