Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Quant à l’affranchissement, le texte relatif à l’exception ne l’englobe pas.

C’est pourquoi le répondant a dit :

« En vérité, Allah – Très-haut – a dit :
« … وَلَكِنْ يُؤَاخِذُكُمْ بِمَا عَقَّدْتُمُ الْأَيْمَانَ فَكَفَّارَتُهُ إِطْعَامُ عَشَرَةِ مَسَاكِينَ …»
jusqu’à Sa parole :
« … ذَٰلِكَ كَفَّارَةُ أَيْمَانِكُمْ إِذَا حَلَفْتُمْ »
[Al-Mâʾidah : 89]

Ainsi, Il a institué cette expiation pour tout engagement d’un serment, sans restriction, et Il en a fait l’expiation du serment dès lors que nous jurons.

Le Prophète – paix et bénédictions d’Allah soient sur lui – a dit :
« Quiconque jure en disant : “si Allah le veut”, pourra, s’Il le veut, accomplir, et, s’Il le veut, renoncer. »(1)

Tout ce qui entre dans la parole du Prophète – paix et bénédictions sur lui – entre également dans la parole d’Allah – exalté soit-Il. Or, le divorce et l’affranchissement prononcés de façon définitive n’entrent pas, par consensus des savants, dans la dénomination du serment et du jurement, contrairement au serment d’exhortation, d’interdiction, d’affirmation ou de démenti, lequel est, de l’avis unanime des imâms, un véritable serment.

Ce qu’a exposé le répondant constitue donc une preuve de la règle posée par la majorité, règle adoptée par Mālik, Aḥmad – qu’Allah leur fasse miséricorde – et d’autres encore. Le texte a, en effet, mentionné l’exception au sujet du serment et l’expiation au sujet du serment ; tout ce qui relève du texte de l’exception relève du texte de l’expiation. Quant au divorce et à l’affranchissement – [249/a] [et ce qui](2) – ils ne relèvent, d’un commun accord, ni du texte de l’expiation, ni, par conséquent, du texte de l’exception.

Cela est manifeste ; mais il découle de là que l’exception concernant le divorce et l’affranchissement n’est pas visée par le texte ; celui-ci ne concerne que ce qui constitue un serment, or ce n’en est pas un, de sorte que le texte ne les vise pas.

La démonstration ne s’achève donc qu’en affirmant : l’exception n’existe que dans le cadre du serment, et uniquement dans ce qui a fait l’objet d’une révélation

(1) Déjà référencé à la p. 870. (2) Addition imposée par le contexte.
والعتاق فلا يتناوله نص الاستثناء. فلهذا قال المجيب: فإنَّ الله ــ تعالى ــ قال: {وَلَكِنْ يُؤَاخِذُكُمْ بِمَا عَقَّدْتُمُ الْأَيْمَانَ فَكَفَّارَتُهُ إِطْعَامُ عَشَرَةِ مَسَاكِينَ} إلى قوله: {ذَلِكَ كَفَّارَةُ أَيْمَانِكُمْ إِذَا حَلَفْتُمْ} [المائدة: ٨٩] فجعل هذه الكفارة في عقد اليمين مطلقًا، وجعل ذلك كفارة اليمين إذا حلفنا، وقد قال النبي - صلى الله عليه وسلم -: «مَنْ حَلَفَ فقال: إِنْ شاء الله؛ فإنْ شاءَ فعل، وإِنْ شاءَ تَرَك» (١) ، فما دخل في قول النبي - صلى الله عليه وسلم - دَخَلَ في قول الله تعالى، والطلاق والعتاق المنجزان لا يدخلان في مسمى اليمين والحلف باتفاق العلماء، بخلاف الحلف على الحض والمنع والتصديق والتكذيب فإنه يمين باتفاق الأئمة. فهذا الذي ذكره المجيب دليلٌ على الأصل الذي أَصَّلَهُ الجمهور، وهو أصلُ مالكٍ وأحمد ــ رحمهما الله تعالى ــ وغيرهما، والنصُّ ورد بالاستثناء في اليمين وورد بالكفارة في اليمين، فما دَخَلَ في نَصِّ الاستثناء دخل في نص الكفارة والطلاق والعتاق، [٢٤٩/ أ] [وما] (٢) لا يدخلان في نص الكفارة اتفاقًا فلا يدخلان في نص الاستثناء. وهذا بَيِّنٌ؛ لكن هذا يقتضي أَنَّ الاستثناء في الطلاق والعتاق لم يتناوله النص، فإنما يتناول ما هو يمين، وهذا ليس بيمين فلا يتناوله النص، فلا يتم هذا الدليل إلا بِأَنْ يقال: الاستثناء إنما يكون في اليمين، وإنما يكون فيما ورد
(١) سبق تخريجه في (ص ٨٧٠). (٢) إضافة يقتضيها السياق.

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