Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

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L’objectant déclara :
(Le répondant – c’est bien de lui qu’il s’agit – (1) a dit : « Ce qu’il vient d’énoncer découle du Livre et de la Sunna, car Allah – Très-Haut – a dit :

« … cependant Il vous tient rigueur pour les serments que vous avez fermement contractés ; l’expiation en est de nourrir dix pauvres… » jusqu’à Sa parole : « … que vous avez juré » [al-Mâʾida : 89].

Il a ainsi institué cette expiation pour tout serment conclu, de manière absolue, et l’a érigée en expiation du serment chaque fois que nous jurons. Or le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a dit :
« Quiconque jure en disant : “In châ’a-Llâh”, si Allah le veut, qu’il accomplisse [l’acte], et s’Il le veut, qu’il s’en abstienne » (2).

Tout ce qui est inclus dans la parole du Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – se trouve inclus dans la Parole d’Allah – Exalté soit-Il. Quant au divorce et à l’affranchissement prononcés de façon définitive, ils n’entrent pas dans l’appellation de serment ou de prestation de serment, d’un commun accord entre les savants, contrairement au serment visant à inciter, interdire, confirmer ou démentir : celui-ci est bien un serment, selon le consensus des imâms.)

Je dis (3) : Il vient de terminer d’attribuer l’opinion susmentionnée aux Pieux Prédécesseurs et d’en déduire la validité d’après les règles des imâms, comme il le prétend, puis il s’est mis à avancer ses preuves. Il affirme que cela est exigé par le Livre et la Sunna, et il a pris le noble verset pour argument. Or le fait de l’invoquer comme preuve en ce sens appelle examen

(1) Majmū‘ al-Fatāwā, t. 33, p. 197. (2) Rapporté par Abû Dâwûd (n° 3262), al-Tirmidhî (n° 1531), al-Nasâ’î (n° 3793) – dont la rédaction est d’al-Tirmidhî – et Ibn Mâjah (n° 2105), d’un ḥadîth marfû‘ d’Abd Allâh b. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) : « Man ḥalafa fa-istaṯnā ; fa-in shā’a maḍā, wa-in shā’a taraka ghayra ḥanīthin ». Al-Tirmidhî : ḥadîth ḥasan. Il évoque ensuite la divergence quant à son arrêt (waqf) et à son élévation (raf‘). Al-Bayhaqî a authentifié la version waqf dans Sunan al-Ṣaghîr (t. 4, p. 99). Voir aussi : al-Badr al-Munīr (t. 9, p. 454), Al-‘Illal d’al-Daraqutnî (t. 13, p. 104). (3) L’auteur de cette assertion est al-Subkî.
فصلٌ قال المعترض: (قال ــ يعني: المجيب ــ (١) : فهذا الذي قاله هو مقتضى الكتاب والسنة، فإنَّ الله ــ تعالى ــ قال: {وَلَكِنْ يُؤَاخِذُكُمْ بِمَا عَقَّدْتُمُ الْأَيْمَانَ فَكَفَّارَتُهُ إِطْعَامُ عَشَرَةِ مَسَاكِينَ} إلى قوله: {حَلَفْتُمْ} [المائدة: ٨٩] فجعل هذه الكفارة في عقد اليمين مطلقًا، وجعل ذلك كفارة اليمين إذا حلفنا، وقد قال النبي - صلى الله عليه وسلم -: «مَنْ حَلَفَ فقال: إِنْ شاء الله؛ فإنْ شاءَ فعل، وإِنْ شاءَ تَرَك» (٢) ، فما دَخَلَ في قول النبي - صلى الله عليه وسلم - دَخَلَ في قول الله تعالى، والطلاق والعتاق المنجَّزان لا يدخلان في مسمى اليمين والحلف باتفاق العلماء، بخلاف الحلف على الحض والمنع والتصديق والتكذيب فإنه يمين باتفاق الأئمة. قلتُ (٣) : فَرَغَ من نسبة القول المذكور إلى السلف وتخريجه على قواعد الأئمة كما زعم، وَشَرَعَ يتعرض للاستدلال له؛ فقال: إنه مقتضى الكتاب والسنة، فاستدلَّ بالآيةِ الكريمة، وفي الاستدلال بها على ذلك نظرٌ
(١) مجموع الفتاوى (٣٣/ ١٩٧). (٢) أخرجه أبو داود (٣٢٦٢)، والترمذي (١٥٣١)، والنسائي (٣٧٩٣) ــ واللفظ له ــ، وابن ماجه (٢١٠٥) من حديث عبد الله بن عمر - رضي الله عنهما - مرفوعًا: «مَنْ حَلَفَ فاستثنى؛ فإنْ شاء مضى، وإنْ شاء ترك غيرَ حَنِثٍ». قال الترمذي: حديث حسن. ثم أشار إلى الاختلاف في وقفه ورفعه. وصحح وقفه البيهقي في السنن الصغير (٤/ ٩٩). انظر: البدر المنير (٩/ ٤٥٤)، العلل للدارقطني (١٣/ ١٠٤). (٣) القائل هو: السبكي.

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