Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Deuxième aspect (1)
Aḥmad — qu’Allāh l’agrée — tient l’exception (istithnâ’) et la kaffâra pour indissociables : tout ce qui implique une kaffâra admet, selon lui, l’exception, et tout ce qui n’en implique pas ne la reçoit pas. C’est ainsi que, pour le ẓihâr et l’interdiction (ḥarâm), l’exception est recevable à ses yeux ; il l’a énoncé explicitement, et tel est l’avis de la majorité de ses disciples. Certains toutefois, tels Ibn Baṭṭa, al-ʿAkbarī (2) et Ibn ʿAqîl, ont divergé et déclaré qu’il n’y a là aucune exception, parce qu’il s’agit de l’établissement d’un contrat, tout comme le divorce et l’affranchissement.

Quant au serment formulé sous forme de vœu, je n’ai trouvé personne rapportant, dans son école, la moindre divergence sur l’efficacité de l’exception en ce cas ; bien au contraire, tous reprennent la parole d’Abû Muḥammad — qu’Allāh lui fasse miséricorde — dans son Mughnî (3) :
« L’exception est valide dans tout serment assorti d’une kaffâra, tels le serment par Allāh, le ẓihâr et le vœu. »

Abû ʿAlî Ibn Abî Mûsâ déclare dans son Irshâd (4) — ouvrage comptant parmi les transmissions les plus sûres (5) :
« Quiconque formule une exception dans un serment passible de kaffâra bénéficie effectivement de son exception. »

Abû Muḥammad ajoute :
« Parce qu’il s’agit de serments soumis à expiation, l’exception y a cours, à l’instar du serment par Allāh — Exalté soit-Il —. Ainsi, s’il dit : “Tu es pour moi comme le dos de ma mère, si Allāh le veut”, ou : “Tu m’es interdite, si Allāh le veut”, ou : “Si tu entres dans la maison, tu es pour moi comme le dos de ma mère, si Allāh le veut”, ou : “Il incombe à moi, pour Allāh, de…”."

(1) Ceci est la deuxième réponse à l’objection dont la citation précédente a été rapportée (p. 862). (2) Telle est l’expression dans l’original. Dans Majmūʿ al-Fatāwā (t. 35, p. 316), un groupe de ses disciples, dont Ibn Baṭṭa, al-ʿUkbarī et Ibn ʿAqīl, a déclaré que l’exception n’est pas valide. Dans al-Furūʿ (t. 9, p. 186) et al-Inṣāf (t. 23, p. 243), cette position est attribuée à Ibn Shāqil, Ibn Baṭṭa et Ibn ʿAqīl. (3) Voir t. 13, p. 486. (4) Al-Irshād (p. 408) ; la citation se poursuit dans al-Mughni. (5) Pour l’éloge de la transmission d’Ibn Abī Mūsā, voir Jāmiʿ al-Masāʾil (t. 4, p. 174). (6) Dans l’original : « و », lecture confirmée dans al-Mughni.
الوجه الثاني (١) : أَنَّ أحمد يجعل الاستثناء والكفارة متلازمين، فكل ما فيه الكفارة يدخله الاستثناء عنده، وما لا تدخله الكفارة لا يدخله الاستثناء عنده، حتى إنه في الظهار والحرام يصح فيه الاستثناء عنده، نَصَّ عليه، وهو قول جمهور أصحابه، وخالفه بعضهم كابن بطة أو العكبري (٢) وابن عقيل فقال: لا استثناء في ذلك؛ لأنه إنشاءٌ لعقدٍ من العقودِ فهو كالطلاق والعتاق. وأما الحلف بالنذر؛ فما رأيت أحدًا حكى خلافًا في مذهبه أنه يَنْفَعُ فيه الاستثناء، بل قالوا كما قال أبو محمد ــ رحمة الله عليه ــ في مغنيه (٣) : (يصحُّ الاستثناء في كل يمين مُكَفَّرَة كاليمين بالله والظهار والنذر) . قال أبو علي بن أبي موسى في إرشاده (٤) ــ وهو من أصحهم نقلًا (٥) ــ: (من استثنى في يمين تدخلها كفارة فله ثنياه) . قال أبو محمد: (ولأنها أيمان مُكَفَّرَةٌ يدخلها الاستثناء كاليمين بالله ــ تعالى ــ، فلو قال: أنتِ عليَّ كظهر أمي إن شاء الله، أو (٦) أَنتِ عليَّ حرامٌ إن شاء الله، أو إِنْ دخلتِ الدار فأنت عليَّ كظهر أمي إن شاء الله، أو لله عليَّ أَنْ
(١) هذا هو الجواب الثاني عن قول المعترض الذي تقدَّم نقله (ص ٨٦٢). (٢) كذا العبارة في الأصل. وفي مجموع الفتاوى (٣٥/ ٣١٦): وقال طائفة من أصحابه؛ منهم: ابن بطة والعكبري وابن عقيل: لا يصح فيه الاستثناء. وفي الفروع (٩/ ١٨٦)، والإنصاف (٢٣/ ٢٤٣) نسبة هذا القول: لابن شاقلا وابن بطة وابن عقيل. (٣) (١٣/ ٤٨٦). (٤) الإرشاد (ص ٤٠٨)، والنقل ما زال مستمرًا من المغني. (٥) انظر في الثناء على نقل ابن أبي موسى: جامع المسائل (٤/ ١٧٤). (٦) في الأصل: (و)، والمثبت من المغني.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies