Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

n’est recevable que dans les cas où une kaffâra est due ; or, lorsqu’on jure par le divorce ou par l’affranchissement, aucune expiation n’est exigée. En effet, il a clairement posé que l’exception (al-istithnâ’) n’a lieu que dans le serment assorti d’expiation ; dès lors, s’il a en même temps affirmé la validité de l’exception lorsque l’on jure par le divorce ou l’affranchissement, il découle nécessairement que l’expiation est alors admise.

J’ai dit (1) : le premier texte rapporté par Hârûn signifie : circonscrire l’exception aux situations impliquant la kaffâra, et nier la kaffâra pour le serment invoquant le divorce ou l’affranchissement ; c’est-à-dire : il n’est pas permis d’y formuler l’exception (2).

Réponse : Quant à son propos — « le premier texte rapporté par Hârûn signifie : circonscrire l’exception à ce qui exige la kaffâra, et nier la kaffâra pour le serment par le divorce ou l’affranchissement ; partant, l’exception n’y est pas permise » — on lui dira : cela est exact. Or, si l’exception est limitée à ce qui requiert une kaffâra et écartée de ce qui n’en comporte pas, et si, dans l’une des deux versions, il a déclaré que l’exception est légiférée dans le serment par le divorce ou l’affranchissement, il s’ensuit que ce serment nécessite l’expiation, et que sa négation de la kaffâra pour ces deux serments correspond à sa négation de l’exception en leur sein, selon l’autre version émanant de lui.

Autrement, si l’on disait : « l’exception y est légiférée, mais aucune kaffâra n’y est prescrite », il en découlerait que l’exception serait admise là où il n’y a pas de kaffâra ; elle ne serait donc plus exclue de ce qui est dépourvu d’expiation, mais subsisterait avec l’absence de kaffâra dans le serment par le divorce ou l’affranchissement. Cela contredirait le principe de limitation reconnu par l’opposant lui-même, et il ne saurait alors y avoir de divergence possible.

(1) L’auteur ici est as-Sabkī. (2) «al-Taḥqīq» (p. 46b–47a) ; son propos se poursuit.
جائزًا فيما يكون فيه الكفارة إذا حلف بالطلاق والعتاق لا يكفر. فقد نص على أَنَّ الاستثناء إنما يكون في اليمين المكفرة، فإذا كان قد نَصَّ مع ذلك على جواز الاستثناء فيما إذا حلف بالطلاق والعتاق= لزم إجزاء الكفارة في ذلك. قلتُ (١) : النص الأول الذي نقله هارون معناه: حَصْرُ الاستثناء فيما فيه الكفارة، ونفي الكفارة عن الحلف بالطلاق والعتاق؛ أي: فلا يجوز الاستثناء فيهما) (٢) . والجواب: قوله: (النص الأول الذي نقله هارون معناه: حَصْرُ الاستثناء فيما فيه الكفارة، ونفي الكفارة عن الحلف بالطلاق والعتاق؛ فلا يجوز الاستثناء فيهما) فيقال له: هذا صحيح؛ وإذا كان الاستثناء محصورًا فيما فيه الكفارة، وهو منفي عما لا كفارة فيه، وقد قال في إحدى الروايتين: إن الاستثناء مشروع في الحلف بالطلاق والعتاق؛ لزم من ذلك أن يكون في هذا الحلف الكفارةُ، وَأَنْ يكون قوله بنفي الكفارة عن الحلف بهما على قوله بنفي الاستثناء فيهما، وهو الرواية الأخرى عنه، وإلا فلو قيل: إنه يشرع فيهما الاستثناء ولا يشرع فيهما الكفارة؛ لزم من ذلك أَنْ يكون الاستثناء مشروعًا فيما لا كفارة فيه، فلا يكون منفيًا عما لا كفارة فيه، بل يكون ثابتًا مع انتفاء الكفارة في الحلف بالطلاق والعتاق؛ وهذا مناقض للحصر المذكور الذي اعترف به المعترض ولا يمكن فيه نزاع.
(١) القائل هنا هو: السبكي. (٢) «التحقيق» (٤٦/ ب ــ ٤٧/ أ) ولكلامه تكملة.

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