Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Les savants (1) tels que Mâlik, Abû Hanîfa et d’autres, considèrent qu’il existe, au sujet de l’exigence du témoignage, deux versions rapportées d’Aḥmad.
L’une d’elles stipule qu’il n’est pas requis ; c’est l’avis de Mâlik, de Dâwûd et d’autres. Aḥmad – qu’Allah l’agrée – a dit : « Il n’existe, concernant le témoignage dans le nikâḥ, aucun ḥadith authentique provenant du Prophète – paix et bénédictions sur lui. » (2)

Quant à l’idée selon laquelle le témoignage ne porterait que sur une formule explicite, la majorité des juristes l’ont contestée ; car l’allusion (kinâyah), lorsqu’elle est éclairée par le contexte, est tenue pour explicite par la plupart des savants : Aḥmad, Mâlik et d’autres. Si, de surcroît, elle est assortie d’un terme précisant son sens, elle est assimilée à l’explicite d’un commun accord. Ainsi, lorsque quelqu’un dit : « Je fais de ceci une aumône consacrée (ṣadaqah muḥabbasah) », dès lors qu’il entend, par le mot « aumône », l’un des vocables du waqf ou l’un de ses effets juridiques, cela est jugé explicite par eux. De même, s’il dit : « J’ai remis ma fille conformément à ce qu’Allah a prescrit pour l’épouse : la retenir avec bienséance ou la renvoyer avec bienveillance », cela est une formule explicite en matière de nikâḥ. Le développement détaillé de ces questions trouvera sa place ailleurs (3).

L’objectif, ici, est d’attirer l’attention sur le fait que l’opinion correcte consiste à distinguer entre la suspension liée au serment (taʿlîq qasamî) et la suspension dispositive (taʿlîq îqâʿî), et non entre le divorce absolu et le divorce conditionnel, comme l’a soutenu Ibn Ḥazm ; à l’encontre de ce qu’a affirmé l’opposant, selon lequel l’auteur de la première thèse serait plus excusable que celui de la seconde.

Septième point (4) : on dira que quiconque interdit absolument la suspension du divorce a contrevenu

(1) À l’origine : « al-ʿuqalāʾ » (les gens de raison) ; expression étonnante pour qualifier le Cheikh al-Islām dans un tel contexte. (2) Ibn Taymiyya l’a transmise, comme on le voit dans Majmūʿ al-Fatāwā (vol. 32, p. 35) et al-Fatāwā al-Kubrā (vol. 3, p. 189), tandis qu’az-Zarkashī l’attribue à la transmission d’al-Mīmūnī dans son Sharḥ Mukhtaṣar al-Khirqī (vol. 5, p. 23). (3) Majmūʿ al-Fatāwā (vol. 32, p. 16) ; al-Fatāwā al-Kubrā (vol. 6, p. 103). (4) À l’origine : « al-khāmis » (le cinquième) ; la forme correcte étant celle que j’ai retenue.
العلماء (١) كمالك وأبي حنيفة وغيرهما؛ فإنَّ الإشهاد في اشتراطه روايتان عن أحمد؛ إحداهما: لا يشترط؛ وهو مذهب مالك وداود وغيرهما. قال أحمد - رضي الله عنه -: (ليس في الشهادة على النكاح عن النبي - صلى الله عليه وسلم - حديث ثابت) (٢) . وأما كون الإشهاد لا يكون إلا على الصريح، فهذا مما نازع فيه الجمهور؛ فإنَّ [٢٤٣/ أ] الكناية مع دلالة الحال صريحٌ عند الجمهور: أحمد ومالك وغيرهما، وإذا اقترن بها لفظ يميز معناها كانت كالصريح باتفاقهم، كما إذا قال: تصدقتُ بهذا صدقةً مُحَبَّسة؛ فمتى نوى بلفظ الصدقة لفظًا من ألفاظ الوقف أو حكمًا من أحكامه كان صريحًا عندهم؛ فكذلك إذا قال: مَلَّكْتُ بنتي على ما أمر الله به في الزوجة من إمساك بمعروف أو تسريح بإحسان؛ فهذا صريح في النكاح، وبسط هذه المسائل له موضع آخر (٣) . والمقصود هنا: التنبيه على أَنَّ الصواب هو الفرق بين التعليق القسمي والتعليق الإيقاعي، دون الفرق بين الطلاق المجرد والمعلق كما قاله ابن حزم، خلاف ما قاله المعترض من أَنَّ صاحب هذا القول أعذر من صاحب ذاك القول. الوجه [السابع] (٤) : أَنْ يقال: مَنْ مَنَعَ تعليقَ الطلاق مطلقًا فقد خالف
(١) في الأصل: (العقلاء) وهو تعبير غريب على شيخ الإسلام في مثل هذا الموطن. (٢) نقلها ابن تيمية كما في مجموع الفتاوى (٣٢/ ٣٥)، الفتاوى الكبرى (٣/ ١٨٩)، ونسبها الزركشي في شرح مختصر الخرقي (٥/ ٢٣) إلى رواية الميموني. (٣) مجموع الفتاوى (٣٢/ ١٦)، الفتاوى الكبرى (٦/ ١٠٣). (٤) في الأصل (الخامس)، والصواب ما أثبتُّ.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies