Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Le sens du terme « être humain » demeure établi, même accompagné de ces qualifications.

Une fois cela compris, le sens du divorce (ṭalāq), de l’affranchissement (‘itq) et du vœu (nadhr) reste, lui aussi, pleinement valide : que l’on s’exprime en arabe ou dans une autre langue ; que l’on emploie une formulation explicite, telle qu’un texte clair ou une expression évidente, ou une formulation allusive, comme un terme générique qui désigne tantôt cette signification, tantôt une autre. Toutefois, lorsqu’il vise le divorce par une expression allusive, l’orateur doit exposer clairement son intention[1].

De même, qu’il s’agisse d’un divorce prononcé de façon absolue, sans être tributaire d’une condition, ou d’un divorce restreint, suspendu à une condition ne se réalisant que dans certaines circonstances, rien de tout cela n’empêche que la réalité du divorce et son sens soient établis dans cette situation déterminée ; pas plus que cela n’empêche le terme « divorce » d’englober l’un et l’autre, tout comme les termes « affranchissement » et « vœu » les englobent, et comme les mots « nuque » ou « être humain » s’appliquent à tout ce qui répond à l’appellation, même si l’objet se distingue par des qualifications absentes chez d’autres.

Cela montre qu’un divorce totalement dépourvu de toute qualification n’existe pas dans la réalité concrète ; il en va de même pour toutes les dénominations et leurs significations : si l’on les envisage dépouillées de toute qualification, elles n’ont pas d’existence extérieure, n’étant conçues que dans l’esprit sans aucune réalisation effective[2].

Ainsi, le divorce immédiat (ṭalāq munajjaz) est restreint par le fait qu’il est immédiat ; le divorce licite conforme à la Sunna est restreint par le fait qu’il est un divorce licite conforme à la Sunna ; et le divorce innové (ṭalāq bid‘a) est restreint par le fait qu’il est un divorce innové, interdit. Toutefois, cette restriction…

[1] C’est-à-dire que le divorce est bel et bien établi par cette formule.
[2] Autrement dit, il s’agit d’une notion purement mentale, sans existence concrète.

(1) Un espace blanc de la longueur d’un mot. (2) Ibn Taymiyya répète très souvent ce sens ; voir à ce sujet, par exemple : Majmū‘ al-fatāwā, t. II, pp. 89, 163, 166 ; Majmū‘ al-rasa’il wa-l-masā’il, t. IV, pp. 19, 21 ; Jāmi‘ al-masā’il, t. II, p. 185 ; Dar’ ta‘āruḍ al-‘aql wa-n-naql, t. VI, pp. 43, 98 ; t. X, p. 108 ; Talbīs al-Jahmiyya, t. I, p. 328 ; t. III, p. 148.
معنى الإنسان ثابت مع هذه القيود. وإذا عُرِفَ هذا؛ [٢٤٢/ أ] فمعنى الطلاق والعتاق والنذر ثابت؛ سواء تكلم به بلفظ عربي أو عجمي، وسواء تكلم به بلفظ هو صريح كالنص والظاهر، أو بلفظ هو كناية كاللفظ المجمل الذي يراد به هذا تارة ومعنى آخر تارة، لكنه إذا أراده بلفظ الكناية بَيَّنَ مراده [ ... ] (١) يعني الطلاق ثابتًا به. وكذلك كون الطلاق مرسلًا لا يقف على شرط، وكونه مقيدًا معلقًا بشرط يقع في حال دون حال، فإنَّ هذا لا يمنع ثبوت حقيقة الطلاق ومعناه في تلك الحال المقيدة، ولا يمنع شمول لفظ الطلاق لهذا وهذا، كما يَشمل لفظ العتق والنذر لهذا وهذا، وكما يشمل لفظ الرقبة والإنسان لما يوجد فيه المسمى وَإِنْ كان مخصوصًا بقيودٍ لا توجد في غيره. يُبَيِّنُ هذا: أَنَّ الطلاق المطلق عن جميع القيود لا وجود له في الخارج، بل وكذلك سائر مسميات الألفاظ ومعانيها إذا أُخِذَتْ مجردة عن كل قيد= لم يكن لها وجود في الخارج، بل تُقَدَّرُ في الأذهان من غير أَنْ يكون لها وجود في الأعيان (٢) . فالطلاق المنجَّز مقيَّدٌ بكونه منجَّزًا، وطلاق السنة الحلال مقيَّدٌ بكونه طلاق سنة حلالًا، وطلاق البدعة مقيَّد بكونه طلاق بدعة محرم، لكن هذا القيد
(١) بياض مقدار كلمة. (٢) كثيرًا ما يُكرر ابن تيمية هذا المعنى؛ انظر لذلك ــ مثلًا ــ: مجموع الفتاوى (٢/ ٨٩، ١٦٣، ١٦٦)، مجموعة الرسائل والمسائل (٤/ ١٩/ ٢١)، جامع المسائل (٢/ ١٨٥)، درء تعارض العقل والنقل (٦/ ٤٣، ٩٨) (١٠/ ١٠٨)، تلبيس الجهمية (١/ ٣٢٨) (٣/ ١٤٨).

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