[al-Baqarah, 2 : 228] couvre tant le divorce absolu que le divorce conditionnel ; en effet, le fait qu’il soit subordonné à une condition équivaut à le limiter dans le temps : c’est la mise à exécution du divorce dans cette situation précise et non dans une autre. Cela ne l’empêche pas d’être un divorce, pas plus que l’affranchissement et le vœu ne cessent, pour autant, d’être un affranchissement ou un vœu.
Il est patent que le divorce demeure un divorce, l’affranchissement un affranchissement et le vœu un vœu, que l’on s’exprime en arabe ou dans une autre langue, que l’on emploie une formule explicite ou une allusion, qu’on le formule de manière absolue ou qu’on le limite à une circonstance ou à une qualification déterminée. Voilà un point qui prête à confusion pour nombre de gens ; car la restriction peut porter tantôt sur la formulation, tantôt sur le sens (1).
Quant à la restriction verbale, il arrive que l’objet restreint ne rentre pas dans la portée du terme absolu : de même que le sperme, désigné par « l’eau jaillissante qui sort d’entre la colonne vertébrale et les côtes », mentionné dans la parole : « Seule l’eau purifie de l’eau » (2), n’est pas inclus dans le verset : « Si vous ne trouvez pas d’eau, recourez alors au tayammum avec une terre pure » (an-Nisâ’, 4 : 43). D’autres fois, il y est inclus, comme l’eau de mer et autres eaux qui entrent dans l’appellation générale d’« eau ».
Il en va de même pour « nuque » : l’expression englobe aussi bien l’esclave à la peau noire qu’à la peau blanche dans la Parole du Très-Haut : « l’affranchissement d’un esclave croyant » (an-Nisâ’, 4 : 92).
Quant à la restriction portant sur le sens, c’est, par exemple, lorsqu’une personne se représente intérieurement l’être humain de façon absolue, puis se le figure restreint au fait d’être Arabe ou non-Arabe, musulman ou mécréant, et ainsi de suite, tout en sachant que