Ou bien s’agit-il d’un serment qui n’exige pas d’expiation ? Cette distinction constitue l’opinion correcte.
Quant à ceux, parmi les tenants de la distinction, qui nient la prise d’effet du divorce, ils ne le font que parce que, selon eux, le jurant n’est pas un divorçant, et non parce que le divorce conditionnel ne se réaliserait pas ; bien au contraire, ce divorce est valable à leurs yeux et susceptible d’être suspendu. Cela ressort du
sixième point (1) : on dira en effet : nous ne concédons pas la prétendue rareté des textes. Il affirme plutôt que les textes englobant le divorce couvrent aussi bien sa forme absolue que sa forme conditionnelle, tout comme les textes relatifs à l’affranchissement embrassent l’affranchissement absolu et l’affranchissement conditionnel ; de même, les textes relatifs au vœu incluent le vœu absolu et le vœu conditionnel : ils englobent, par consensus, le vœu absolu, tandis qu’une divergence subsiste à propos du vœu conditionnel.
De même, disons-nous, les textes concernant la garantie s’étendent à celle-ci dans sa forme absolue et conditionnelle, et les textes relatifs à l’autorisation et à la tutelle englobent aussi bien la forme absolue que la forme conditionnelle. En effet, la parole du Prophète — que les prières et le salut d’Allâh soient sur lui — : « Le walâ’ appartient à celui qui affranchit » (2), ainsi que sa parole — que les prières et le salut d’Allâh soient sur lui — : « Quiconque affranchit sa part dans un esclave alors qu’il dispose de biens équivalant au prix total de l’esclave… » (3), et d’autres propos semblables, embrassent l’affranchissement absolu tout comme l’affranchissement subordonné à une condition, lorsque celle-ci se réalise.
De même encore, la parole du Prophète — que les prières et le salut d’Allâh soient sur lui — : « Quiconque a fait vœu d’obéir à Allâh, qu’il Lui obéisse » (4) couvre le vœu absolu et le vœu conditionnel.
Il en va ainsi de la parole du Très-Haut : « Et les femmes divorcées doivent observer par elles-mêmes un délai d’attente de trois menstrues » (al-Baqarah, 2 : 228).