Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Ou bien s’agit-il d’un serment qui n’exige pas d’expiation ? Cette distinction constitue l’opinion correcte.

Quant à ceux, parmi les tenants de la distinction, qui nient la prise d’effet du divorce, ils ne le font que parce que, selon eux, le jurant n’est pas un divorçant, et non parce que le divorce conditionnel ne se réaliserait pas ; bien au contraire, ce divorce est valable à leurs yeux et susceptible d’être suspendu. Cela ressort du

sixième point (1) : on dira en effet : nous ne concédons pas la prétendue rareté des textes. Il affirme plutôt que les textes englobant le divorce couvrent aussi bien sa forme absolue que sa forme conditionnelle, tout comme les textes relatifs à l’affranchissement embrassent l’affranchissement absolu et l’affranchissement conditionnel ; de même, les textes relatifs au vœu incluent le vœu absolu et le vœu conditionnel : ils englobent, par consensus, le vœu absolu, tandis qu’une divergence subsiste à propos du vœu conditionnel.

De même, disons-nous, les textes concernant la garantie s’étendent à celle-ci dans sa forme absolue et conditionnelle, et les textes relatifs à l’autorisation et à la tutelle englobent aussi bien la forme absolue que la forme conditionnelle. En effet, la parole du Prophète — que les prières et le salut d’Allâh soient sur lui — : « Le walâ’ appartient à celui qui affranchit » (2), ainsi que sa parole — que les prières et le salut d’Allâh soient sur lui — : « Quiconque affranchit sa part dans un esclave alors qu’il dispose de biens équivalant au prix total de l’esclave… » (3), et d’autres propos semblables, embrassent l’affranchissement absolu tout comme l’affranchissement subordonné à une condition, lorsque celle-ci se réalise.

De même encore, la parole du Prophète — que les prières et le salut d’Allâh soient sur lui — : « Quiconque a fait vœu d’obéir à Allâh, qu’il Lui obéisse » (4) couvre le vœu absolu et le vœu conditionnel.

Il en va ainsi de la parole du Très-Haut : « Et les femmes divorcées doivent observer par elles-mêmes un délai d’attente de trois menstrues » (al-Baqarah, 2 : 228).

(1) À l’origine : « al-sābiʿ » [« le septième »], ce qui est une erreur qui s’est perpétuée par la suite. C’est l’une des explications. (2) Son isnād a déjà été présenté en p. 98. (3) Rapporté par al-Bukhārī (n° 2522) et Muslim (n° 1501) d’après le hadith d’Ibn ʿUmar (qu’Allah soit satisfait d’eux). (4) Son isnād a déjà été présenté en p. 6.
أم يمين غير مكفرة؟ وهذا الفرق هو القول الصحيح. ومن نفى الطلاق من هؤلاء المفرقين، فإنما نفاه لكون الحالف ليس بمطلِّق، لا لأنَّ الطلاق المعلَّق لا يقع، بل هو واقع عنده قابل للتعليق؛ وهذا يتبين بِـ الوجه [السادس] (١) : وهو أنه يقال: لا نسلم عِزَّةَ النصوص، [٢٤١/ ب] بل هو يقول: النصوص الشاملة للطلاق يَشمل مُطْلَقَهُ وَمُعَلَّقَهُ، كما أَنَّ نصوص العتق يَشمل مطلقه ومعلَّقه، وكذلك نصوص النذر يَشمل مطلقه ومعلَّقه، بل يَشمل مطلقه بالإجماع وفي معلَّقِهِ نزاع. وكذلك نحن نقول: نصوصُ الضمان يَشمل مُطْلَقَهُ وَمُعَلَّقَهُ، ونصوص الإذن والولاية يَشمل المطلق والمعلَّق، وذلك أَنَّ قول النبي - صلى الله عليه وسلم -: «الولاء لمن أعتق» (٢) ، وقوله - صلى الله عليه وسلم -: «مَنْ أعتق شركًا له في عبد وكان له من المال ما يبلغ ثمن العبد ... » (٣) ونحو ذلك= يتناول العتقَ المُطْلَقَ والمعلَّق بصفة إذا وقعت. وكذلك قول النبي - صلى الله عليه وسلم -: «مَنْ نَذَرَ أَنْ يطيع الله فليطعه» (٤) يتناول النذر المطلق والمعلق. فكذلك قوله تعالى: {وَالْمُطَلَّقَاتُ يَتَرَبَّصْنَ بِأَنْفُسِهِنَّ ثَلَاثَةَ قُرُوءٍ}
(١) في الأصل: (السابع)، وهو خطأ، وقد استمر هذا الخطأ فيما بعد هذا من الأوجه. (٢) تقدم تخريجه في (ص ٩٨). (٣) أخرجه البخاري (٢٥٢٢)، ومسلم (١٥٠١) من حديث ابن عمر - رضي الله عنهما -. (٤) تقدم تخريجه في (ص ٦).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies