Parlant des juristes, il dit, après avoir évoqué les mujtahidîn (1) :
« Puis le fiqh, dans toutes les contrées où l’Islam s’est implanté, se ramena, après cela, à al-Shâfi‘î, Mâlik, Abû Ḥanîfa, Aḥmad et Dâwûd. Le fiqh se propagea de leur part aux quatre horizons, et des imâms se réclamant d’eux se levèrent pour défendre leurs écoles et soutenir leurs avis – cela, après qu’il eut mentionné Dâwûd. »
Et il dit (2) :
« Il reçut la science d’Ishâq ibn Râhawayh et d’Abû Thawr ; il était ascète et menait une vie frugale, et la présidence du savoir à Bagdad lui échut. On dit encore : il y avait dans son assemblée quatre cents burnous verts. »
Il dit (3) :
« Son fiqh passa à un groupe de ses compagnons : parmi eux, son fils Abû Bakr ; parmi eux, Abû Bakr al-Qâsânî ; parmi eux, Ibrâhîm ibn Muḥammad Naftaweyh ; parmi eux, Abû al-Ḥasan ibn al-Mughallis, qui prit la science auprès d’Ibn Dâwûd. C’est un éminent imâm du madhhab ; il possède un ouvrage connu sous le titre de « Al-Muwaddiḥ » (4). Par son intermédiaire, la science de Dâwûd se répandit dans les pays ; et c’est auprès d’Ibn al-Mughallis qu’Abû al-Ḥasan Ḥaydara ibn ‘Umar prit connaissance, et par son truchement les Bagdadiens adoptèrent le madhhab de Dâwûd. »
Jusqu’à ce qu’il dise (5) :
« Puis [238 b] on passa à une autre génération : parmi eux, le qâḍî al-quḍât Abû Sa‘d (6) Bishr ibn al-Ḥusayn – il était un imâm parmi les compagnons de Dâwûd –, … »