Abî Tâlib et les imâms de la Famille prophétique – qu’Allâh les agrée – n’amoindrit en rien leur rang.
Les propos des Compagnons corroborent cette position, bien qu’on ne leur attribue aucune parole explicite, ni de négation ni d’affirmation, faute de notoriété de ces questions à leur époque.
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Le serment conditionné par le divorce ne devint célèbre que lorsque al-Ḥajjâj fit jurer les gens de la sorte et l’intégra aux serments d’allégeance. Cela se produisit quand il prit le commandement de l’Irak, après la mort d’Ibn ʿUmar, d’Ibn ʿAbbâs – qu’Allâh les agrée – et d’autres Compagnons (1).
Un nombre incalculable de savants postérieurs rendent fatwâ selon cette opinion (2).
Dans ces conditions, si quelqu’un affirme :
« Quant à Dâwud et Ibn Ḥazm, nombre de nos imâms ont dit : “Nous ne tenons pas compte de leur divergence.” »
– fût-ce exact, cela ne porterait nullement atteinte à la thèse défendue ; car ils ne sauraient tenir pareil propos à l’égard des pieux prédécesseurs déjà mentionnés, ni à propos d’Abû ʿAbd ar-Raḥmân ash-Shâfiʿî. En réalité, la plupart d’entre eux considèrent la dissension de toutes les écoles musulmanes, y compris les Muʿtazilites, les chiites et autres. Or il est notoire qu’un nombre immense d’imâms parmi ces groupes soutiennent la non-validité du divorce prononcé sous forme de serment, tant ils sont nombreux.
Deuxième réponse : la valeur d’une opinion se mesure à ses preuves, non à celui qui l’exprime ; on ne regarde donc pas la personne, ainsi que l’a dit ʿAlî ibn Abî Tâlib – qu’Allâh l’agrée – à al-Hârith ibn Ḥilliza, lorsque celui-ci lui demanda :
« Ô ʿAlî, crois-tu que nous pensions que Ṭalḥa et az-Zubayr étaient dans l’erreur tandis que toi tu serais dans la vérité ? » – Il répondit : « Ô Hâritha, on t’a embrouillé ! Connais la vérité… »