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L’objecteur a dit :
« Et sa parole : “Il est établi qu’il n’existe à ce sujet aucun ijmâʿ.” »
Nous disons : Nous n’en savons rien ; et lui-même ne l’a rapporté de nul autre que Dâwûd, Ibn Ḥazm et quelques autres parmi les auteurs tardifs (1).
On lui répond : Le savoir est une notion relative ; celui qui connaît une chose possède effectivement ce savoir, tandis que celui qui l’ignore n’en a pas la science. Or plus d’une personne sait qu’il existe une controverse au sujet du ṭalâq.
Le répondant a même vu, parmi ceux qui connaissent cette controverse, un grand nombre de témoins dignes de confiance la rapportant d’autres savants qui la soutiennent et en font leur fatwâ ; il l’a même trouvée (2) dans plusieurs ouvrages (3) où ceux qui la professent la mentionnent et la privilégient.
L’un dira : « Je l’ai vue dans tel ouvrage. »
Un autre : « J’ai entendu untel rendre cette fatwâ à celui qui a juré par le divorce et a failli ; il lui prescrit alors la kaffâra du serment, et, s’il est démuni, il lui enjoint de jeûner trois jours. »
Un troisième : « Un tel et un tel, parmi les grands de la science et de la piété, donnaient cette fatwâ ; ils comptent parmi les meilleurs de leur contrée en savoir et en religion. »