Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Attribuer à ces savants l’affirmation suivante : « le divorce conditionné par un serment devient effectif, tandis que l’affranchissement ne l’est pas » relève d’une extrême corruption ; une telle opinion n’a été rapportée de personne avant Abû Thawr, pour la raison excusatoire déjà mentionnée à son sujet.

De plus, un groupe de tâbiʿîn, ainsi que de ceux qui leur ont succédé, soutiennent que, lorsqu’un vœu est suspendu par un serment, l’acte ne devient pas obligatoire et aucune expiation n’est due ; Ibn Ḥazm partage cette position. Cela vaut pour l’affranchissement comme pour le vœu.

Dâwûd, Ibn Ḥazm et d’autres étendent cette opinion à l’affranchissement, au divorce et au vœu ; Ibn Jarîr aṭ-Ṭabarî et Ibn Ḥazm la considèrent même comme attribuée à certains Compagnons, comme il a été exposé plus haut. Si donc l’on admet l’existence d’un tel avis, il s’ensuivrait, a fortiori, que, pour eux, le divorce prononcé sous forme de serment n’est ni effectif ni soumis à expiation.

Dès lors, celui qui impose une expiation pour l’affranchissement assorti d’un serment, mais non pour le divorce — fût-ce en reconnaissant la fragilité de sa distinction ou en admettant qu’il est possible de nier l’expiation dans le cas du divorce — ne saurait l’écarter dans le cas de l’affranchissement ; c’est là une opinion connue. S’il soutient cette vue et assimile affranchissement et divorce quant à leur absence d’effet juridique, cela vaut mieux que de les distinguer et de rendre le divorce obligatoire tout en libérant l’affranchissement, comme l’a fait Ibn Jarîr ; tant cette position est manifestement invalide et n’a été rapportée d’aucun prédécesseur, ni Compagnon ni Successeur, et n’est connue de personne avant Abû Thawr. Ibn Jarîr l’a suivi, bien qu’ils divergent l’un et l’autre sur l’expiation relative au serment d’affranchissement et au vœu ; malgré leur faiblesse, l’avis d’Abû Thawr reste le plus pertinent.

Seconde réponse : on dira au sujet de sa parole : « Il ne l’a rapportée de personne sous la forme même qu’il revendique »

(1) Elle était omise à l’origine ; il convient de la rétablir.
أَنْ ينسب إليهم أنهم يقولون: الطلاق المحلوف به يلزم والعتق لا يلزم، فإنَّ هذا في غايةِ الفساد، ولم يُنقل هذا عن أحد قبل أبي ثور للعذر الذي ذُكِرَ عنه. وأيضًا؛ فطائفة من التابعين وَمَنْ بعدهم يقولون في تعليق النذر المحلوف به: لا يلزم ولا كفارة فيه ــ وكذلك يقول ابن حزم ــ، فهذا في العتق والنذر. وداود وابن حزم وغيرهما يقولون بهذا في العتق والطلاق والنذر، وابن جرير الطبري وابن حزم يجعلان هذا قولًا لبعض الصحابة ــ كما تقدم ــ؛ وإذا قُدِّرَ هذا قولًا= كان قولهم في الطلاق المحلوف به إنه لا يلزم ولا كفارة فيه بطريق الأولى. وحينئذٍ؛ فمن أوجب الكفارة في العتق المحلوف به دون الطلاق إِنْ قُدِّرَ فسادُ فَرْقِهِ وَإِنْ قُدِّرَ أَنَّ الطلاق يمكن نفي الكفارة فيه = لم يمكنه أَنْ ينفي الكفارة في العتق وهو قول معروفٌ، وهذا إذا قاله وَسَوَّى بين العتق والطلاق في عدم اللزوم كان خيرًا من أَنْ يُفَرِّقَ بينهما، فَيُلْزِمَ بالطلاق دون العتق، كما فعل ابن جرير لظهور فساد هذا القول، ولأنَّ هذا لم يُنْقَل عن أحدٍ من السلف لا من الصحابة ولا من التابعين، بل ولا يُعرف عن أحدٍ قبل أبي ثور، وتبعه [ابن] (١) جرير، لكن اختلفا في الكفارة في الحلف بالعتق [٢٣٢/ أ] والنذر، وهما مع ضعفهما فقول أبي ثورٍ أوجه. الجواب الثاني: أَنْ يقال: قوله: (وهو لم يَنقله عن أحدٍ بهذا الوصف الذي هو يَدَّعِيه) .
(١) ساقطة من الأصل، والصواب إثباتها.

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