Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Section
Le contestataire dit :
[226/b]

« (Il a déclaré — c’est-à-dire le répondant (1) — : Le fondement sur lequel il a établi son analogie (2) — en l’occurrence le Maqdissî — est irrecevable, car la question du divorce fait l’objet d’une divergence ; or, s’ils n’ont pas fait entrer l’affranchissement en vigueur alors qu’il constitue une œuvre méritoire, il est à plus forte raison qu’ils ne feront pas entrer le divorce. J’ai dit (3) : D’où tient-il donc qu’il existerait une divergence à propos du divorce, alors qu’il ne la rapporte de personne sous la forme qu’il prétend, à savoir l’obligation de la kaffâra ? L’établissement d’une “priorité” ne légitime pas la transmission, quand bien même on l’admettrait ; et l’on a déjà traité cette question) (4). »

La réponse comporte plusieurs aspects.

Premier aspect : il ne s’agit que d’un raisonnement analogique qu’ils ont forgé pour s’appuyer dessus afin de rejeter la position des Compagnons du Messager d’Allâh — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — et de ceux qui les ont suivis dans la bienfaisance, tels Ibn ʿUmar, Ḥafṣa et Zaynab, qui ont affirmé que, lorsque celui qui jure par l’affranchissement dit : « Tout esclave qui m’appartient est affranchi », la simple expiation d’un serment (kaffârat yamîn) lui suffit.

Il a déjà été établi que cette opinion est rapportée de la part d’un nombre de Compagnons et de Tābiʿîn plus grand que l’avis opposé, lequel soutient que l’affranchissement devient obligatoire. Ceux des Compagnons et des Tābiʿîn — comme cela a été mentionné — dont on rapporte que l’expiation d’un serment suffit sont plus nombreux et d’un rang plus éminent que ceux dont on rapporte qu’il lui incombe d’affranchir. Ceux qui vinrent après eux leur ont alors opposé l’argument suivant : « [Le serment] a été suspendu à une condition, et il est susceptible… »

(1) al-Majmūʿ al-Fatāwā, vol. 33, p. 195. (2) À l’origine : « قال » (qal, « il a dit »), et dans la fatwa contestée : « مشى » (mashā, « il a marché »), la lecture retenue dans at-Taḥqīq. (3) L’auteur est as-Sabkī. (4) at-Taḥqīq, vol. 46, pt. b.
فصلٌ قال المعترض: [٢٢٦/ ب] (قال ــ يعني المجيب (١) ــ: والأصل الذي قاس (٢) عليه ــ يعني: المقدسي ــ ممنوعٌ، فإنَّ الطلاق فيه نزاع، بل إذا لم يُوقعوا العتاق مع كونه قربة فأولى ألا يُوقعوا الطلاق. قلتُ (٣) : من أين له النزاع في الطلاق ولم يَنقله عن أحدٍ بهذا الوصف الذي هو يَدَّعِيه؟ أعني: وجوب الكفارة، وإثبات الأولوية لا يُسَوِّغُ النقلَ لو سلمت؛ وقد تقدم الكلام عليها) (٤) . والجواب من وجوه: أحدها: أَنَّ هذا قياسٌ قاسوه ليحتجوا به على فساد قول أصحاب رسول الله - صلى الله عليه وسلم - والتابعين لهم بإحسان، مثل: ابن عمر وحفصة وزينب الذين قالوا: إنَّ الحالف بالعتق إذا قال: كل مملوك لي حر تجزئه كفارة يمين. وقد تقدم أَنَّ هذا ثبت عن عدد من الصحابة والتابعين أكثر من نقيضه، وهو قول الذين قالوا: إنه يلزمه العتق؛ فالذين نُقِلَ عنهم من الصحابة والتابعين ــ كما ذكر ــ أنه تجزئه كفارة يمين أكثرُ وأجلُّ من الذين قالوا يلزمه العتق؛ فاحتج عليهم مَنْ بعدهم بأنْ قالوا: عُلِّقَ على شرطٍ، وهو قابل
(١) مجموع الفتاوى (٣٣/ ١٩٥). (٢) في الأصل: (قال)، وفي الفتوى المعترض عليها: (مشى)، والمثبت من «التحقيق». (٣) القائل هو: السبكي. (٤) «التحقيق» (٤٦/ ب).

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