Et si l’engagement est voué à Allâh, il s’agit alors d’un vœu qu’il est impératif d’accomplir. Quant au vœu d’obstination et de colère, il deviendrait obligatoire s’il avait été voué pour Allâh ; toutefois, l’intéressé n’a pas voulu s’y engager ni pour Allâh ni pour un autre. Son intention était simplement que cet engagement devienne obligatoire dans le cas où la condition ne se réaliserait pas, afin que cette obligation l’empêche de tomber dans ladite condition, tout en étant convaincu que celle-ci ne se produira pas. S’il avait su qu’elle surviendrait, il ne se serait pas engagé en prévoyant sa réalisation ; et, chaque fois qu’il entend s’y engager pour le cas où elle se réaliserait, il n’est plus considéré comme un prêteur de serment.
Cinquième aspect :
Sa parole : « (et non pas (1) que l’on considère seulement la présence de l’incitation ou de la dissuasion (2) exclusivement) (3) ».
On lui répond :
Personne n’a jamais affirmé que la kaffâra d’un serment soit requise du seul fait qu’il comporte une exhortation ou une interdiction, et nul parmi les savants — qu’il s’agisse de l’auteur de la réponse ou d’un autre — n’a assimilé tout propos renfermant incitation ou interdiction à un serment nécessitant une kaffâra. C’est cette confusion même sur laquelle l’opposant a bâti tout son raisonnement, et il a été suivi dans cette erreur par ceux qui ont partagé sa supposition.
Ils se sont imaginé que le serment n’est serment qu’en raison de l’incitation ou de la dissuasion qu’il renferme, et que celui qui dit : « Tout serment des musulmans est soumis à la kaffâra » — comme l’indiquent le Livre et la Sunna — devrait considérer comme serment entraînant une kaffâra la parole d’Allâh, exalté soit-Il : « Quiconque fait le poids d’un atome de bien le verra, et quiconque fait le poids d’un atome de mal le verra » (7) (Az-Zalzalah, 7-8), ainsi que Sa parole, exalté soit-Il : « Quiconque commet un acte mauvais en subira la rétribution » (An-Nisâ’, 123), et encore Son propos : « Lorsque… »