Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Troisième aspect :
La ressemblance de ce cas au serment en ce qui concerne l’engagement implique l’obligation de s’y conformer ; elle n’implique pas qu’une kaffâra soit exigible. En effet, le fait qu’une chose constitue un engagement convient à l’obligation d’accomplir ce à quoi l’on s’est astreint, non à la déchéance de cet engagement ni à l’imposition d’une kaffâra.

Quatrième aspect :
La kaffâra relative au serment n’a pas été prescrite parce qu’il représente un engagement, mais en raison de la profanation qu’entraîne sa violation à l’encontre de la sacralité des serments prêtés au Nom d’Allâh — Très-Haut. Si, dans le vœu d’obstination et de colère, il n’existe pas une telle profanation, la kaffâra du serment ne s’y applique pas.

Or, le vœu, du fait qu’il est inclus dans le serment ou qu’il lui est assimilé, se voit imposer la kaffâra du serment lorsque son accomplissement s’avère impossible, comme il est rapporté dans le Ṣaḥîḥ de Muslim d’après ‘Uqbah ibn ‘Āmir, que le Prophète — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — a dit :

« La kaffâra du vœu est la kaffâra du serment » (1).

‘Uqbah ibn ‘Āmir — qu’Allâh l’agrée — a également déclaré : « Le vœu est un serment » (2). Il en a été rapporté de ‘Umar (3), de Jâbir (4), d’Ibn ‘Abbâs (5) — qu’Allâh les agrée — et d’autres (6) qu’ils considéraient le vœu comme un serment ; tel est aussi l’avis d’Aḥmad et d’autres.

(1) Son takhrīj est mentionné plus haut (p. 92). (2) Son takhrīj est déjà mentionné (p. 118). (3) Son takhrīj est déjà mentionné (p. 225). (4) Rapporté par Musaddad — comme dans Ittiḥāf al-Khayra al-Mahrah (t. 5, p. 362) et al-Maṭālib al-ʿĀliya (t. 8, p. 582) — de Jābir (qu’Allāh l’agrée), qui a dit : « al-nadr yamīn » (le vœu est un serment). (5) Rapporté par Ibn Abī Shayba (n° 12300) avec la formule : « man ḥalafa binadr ʿalā yamīn fa-hanatha; fa-ʿalayhi kaffārat yamīn mughallazah » (quiconque prononce un vœu sous forme de serment puis manque à sa parole, il doit s’acquitter de la kafâra du serment aggravé). Il est également rapporté sous le n° 12303 avec l’expression : « al-nadr yamīn mughallazah ». (6) Rapporté par Musaddad — comme dans Ittiḥāf al-Khayra al-Mahrah (t. 5, p. 361) et al-Maṭālib al-ʿĀliya (t. 8, p. 582) — de ʿAbd Allāh ibn Masʿūd (qu’Allāh l’agrée) : « al-nadr yamīn » (le vœu est un serment). Al-Būṣīrī précise qu’il s’agit d’un isnād mawqūf et que Zayd ibn Rafīʿ fait l’objet d’un désaccord.
الوجه الثالث: أَنَّ مشابهة ذلك لليمين في الالتزام يقتضي وجوب الالتزام، لا يقتضي ثبوت الكفارة، فإنَّ كونَ الشيءِ التزامًا إنما يُناسب وجوب ما التزمه لا يناسب سقوطه ولزوم الكفارة. الوجه الرابع: أَنَّ الكفارة في اليمين لم تجب لكونها التزامًا، بل لما في الحنث من هَتْكِ حرمة الأيمان بالله ــ تعالى ــ، فإنْ لم يكن في [٢٢٥/ ب] نذر اللجاج والغضب معنى هذا الهتك لم تجب فيه كفارة اليمين. والنذر لمَّا كان داخلًا في اليمين أو مثل اليمين وجبت فيه كفارة اليمين إذا تَعَذَّرَ الوفاءُ به، كما في صحيح مسلم عن عقبة بن عامر عن النبي - صلى الله عليه وسلم - أنه قال: «كفارة النذر كفارة يمين» (١) ، وقال عقبة بن عامر - رضي الله عنه -: «النذر حَلْفَةٌ» (٢) ، وكالذي روي عن عمر (٣) وجابر (٤) وابن عباس (٥) - رضي الله عنهم - وغيرهم (٦) أنهم جعلوا النذر يمينًا، وهو مذهب أحمد وغيره.
(١) تقدم تخريجه في (ص ٩٢). (٢) سبق تخريجه (ص ١١٨). (٣) سبق تخريجه في (ص ٢٢٥). (٤) أخرجه مسدد ــ كما في إتحاف الخيرة المهرة (٥/ ٣٦٢)، والمطالب العالية (٨/ ٥٨٢) ــ عن جابر - رضي الله عنه - قال: (النذر يمين). (٥) أخرجه ابن أبي شيبة (١٢٣٠٠) بلفظ: (مَنْ حلف بنذر على يمين فحنث؛ فعليه كفارة يمين مغلظة). وأخرجه برقم (١٢٣٠٣) ولفظه: (النذر يمين مُغَلَّظة). (٦) أخرج مسدد ــ كما في إتحاف الخيرة المهرة (٥/ ٣٦١)، والمطالب العالية (٨/ ٥٨٢) ــ عن عبد الله بن مسعود - رضي الله عنه -: (النذر يمين). وقال البوصيري: هذا إسنادٌ موقوف، وزيد بن رفيع مختلف فيه.

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