Troisième aspect :
La ressemblance de ce cas au serment en ce qui concerne l’engagement implique l’obligation de s’y conformer ; elle n’implique pas qu’une kaffâra soit exigible. En effet, le fait qu’une chose constitue un engagement convient à l’obligation d’accomplir ce à quoi l’on s’est astreint, non à la déchéance de cet engagement ni à l’imposition d’une kaffâra.
Quatrième aspect :
La kaffâra relative au serment n’a pas été prescrite parce qu’il représente un engagement, mais en raison de la profanation qu’entraîne sa violation à l’encontre de la sacralité des serments prêtés au Nom d’Allâh — Très-Haut. Si, dans le vœu d’obstination et de colère, il n’existe pas une telle profanation, la kaffâra du serment ne s’y applique pas.
Or, le vœu, du fait qu’il est inclus dans le serment ou qu’il lui est assimilé, se voit imposer la kaffâra du serment lorsque son accomplissement s’avère impossible, comme il est rapporté dans le Ṣaḥîḥ de Muslim d’après ‘Uqbah ibn ‘Āmir, que le Prophète — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — a dit :
« La kaffâra du vœu est la kaffâra du serment » (1).
‘Uqbah ibn ‘Āmir — qu’Allâh l’agrée — a également déclaré : « Le vœu est un serment » (2). Il en a été rapporté de ‘Umar (3), de Jâbir (4), d’Ibn ‘Abbâs (5) — qu’Allâh les agrée — et d’autres (6) qu’ils considéraient le vœu comme un serment ; tel est aussi l’avis d’Aḥmad et d’autres.