Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Ensuite, à supposer que cette divergence soit recevable et que l’opinion en question soit fondée, elle constituerait alors la preuve la plus forte contre l’objection et ceux qui la formulent. On leur dira en effet :

Si tout vœu conditionnel – qu’il s’agisse d’un vœu de dévotion ou d’un vœu assimilé au serment – peut être expié par la kaffâra sans que l’auteur soit tenu de réaliser ce qu’il s’est imposé, il est, à plus forte raison, que le divorce (ṭalâq) et l’affranchissement (‘itâq) conditionnels ne deviennent pas obligatoires pour celui qui les a énoncés avec l’intention d’un serment.

On pourrait même dire : si le vœu conditionnel ne lie pas son auteur, le divorce conditionnel, a fortiori, ne le liera pas. Cet argument est invoqué par ceux qui soutiennent que le divorce conditionnel ne prend jamais effet ; quant au vœu, il est soumis, selon eux, à l’expiation du serment, alors que ce divorce, pour eux, ne comporte aucune expiation. Il s’agit là d’une opinion innovée qu’aucun Compagnon ni aucun Successeur de la meilleure génération n’a jamais soutenue ; elle n’a été défendue que par certains savants tardifs.

Quant à l’idée selon laquelle le vœu ne constituerait pas une obligation, je ne connais personne, nommément, qui l’ait professée. Et tu sais désormais l’erreur de ceux qui ont attribué cela à Aḥmad ou à d’autres.

Deuxième aspect : l’engagement existe dans la garantie (ḍamân), la caution (kafâlah) et d’autres domaines, et il n’y a là aucune expiation, d’après le consensus des savants (1). Bien au contraire, le Prophète — paix et bénédictions d’Allāh sur lui — a dit : « Le garant est débiteur » (2).

Les savants reconnus s’accordent à considérer obligatoire la garantie d’une dette qui pèse sur la personne ; la majorité d’entre eux affirme même qu’il est obligatoire de garantir les personnes, les biens, ce qui est indéterminé, ainsi que ce qui n’est pas encore exigible, comme dans cette parole : « Et à quiconque l’apportera, une charge de chameau ! Et j’en suis garant. » [Yûsuf : 72].

(1) À l’origine figurait « فليس » ; la lecture correcte est celle que j’ai établie. (2) Il a déjà été référencé en p. 98.
ثم إِنْ قُدِّرَ أَنَّ هذا نزاعٌ سائغٌ، وأَنَّ هذا القول صحيح؛ فهذا أعظم حجة على المعترض وأمثاله، فإنه يقال لهم: إذا كان كُلُّ معلِّق للنذر سواء كان نذر تبرر أو نذر يمين تجزئه الكفارة ولا يلزمه ما جعله لازمًا له؛ فالطلاق والعتاق أولى ألا يلزم مَنْ جَعَلَهُ لازمًا له مع قصده اليمين. بل قد يقال: إذا كان النذر المعلَّق لا يلزمه، فالطلاق المعلَّق لا يلزم بطريق الأولى والأحرى، ويكون هذا مما يحتجُّ به مَنْ يقول: الطلاقُ المعلَّقُ لا يلزم بحال، لكن النذر فيه كفارة يمين، وهذا الطلاق عند هؤلاء لا كفارة فيه، وهذا القول محدث لا يُعرف به قائل من الصحابة والتابعين لهم بإحسان، لكن عُرِفَ به قائلون من المتأخرين. وأما القول بأن النذر لا يلزم فما علمت به قائلًا مسمًّى، وقد عَرَفْتَ غَلَطَ مَنْ نقل ذلك عن أحمد وأمثاله. الوجه الثاني: أَنَّ الالتزام موجود في الضمان والكفالة وغير ذلك، وليس (١) في ذلك كفارة باتفاق العلماء، بل قد قال النبي - صلى الله عليه وسلم -: «الزعيم غارم» (٢) . والعلماء المعروفون متفقون على لزوم ضمان الدين في الذمة، وجمهورهم يقولون بلزوم ضمان النفوس والأعيان وضمان المجهول وضمان ما لم يجب، كما في قوله: {وَلِمَنْ جَاءَ بِهِ حِمْلُ بَعِيرٍ وَأَنَا بِهِ زَعِيمٌ} [يوسف: ٧٢] .
(١) في الأصل: (فليس)، والصواب ما أثبتُّ. (٢) سبق تخريجه في (ص ٩٨).

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