Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Et le raisonnement analogique (al-qiyâs), également, puisqu’il doit présenter la constance par la constance de sa cause, est exposé à l’invalidation ; ainsi, l’invalidation de l’analogie suit l’invalidation de sa cause, et sa constance suit la constance de sa cause. C’est pourquoi l’on dit : « L’analogie est constante dans tel cas », de même que l’on dit : « La cause est constante dans tel cas » ; et l’on dit : « Voici une analogie constante et une analogie invalidée (1) », tout comme l’on dit : « Sa cause est constante ». Or, ce qui est qualifié de constance lorsqu’il y a constance est qualifié d’invalidation lorsqu’il y a invalidation, car ce qui est invalidé est l’opposé de ce qui est constant.

Section

Il a dit :

« Et sa parole : “À leurs yeux, c’est un serment eu égard à son sens” concorde avec ce que nous avons exposé concernant l’assimilation des conditions précitées au serment par Allah quant à l’engagement ; elles ont donc, à ce titre, été considérées comme un serment, et non parce que l’on prendrait exclusivement en compte la présence, en elles, de l’exhortation ou de la dissuasion, car l’exhortation et la dissuasion découlent de l’engagement qui les motive. »

On réplique : il a déjà été démontré que cela constitue une erreur patente à l’égard d’Allah, de Son Messager ﷺ, des Compagnons, de la plupart des Successeurs et de tous les savants musulmans qui les ont suivis ; et ce, à plusieurs égards :

Premièrement : le vœu (an-nadhr) comporte un engagement ; mieux encore, le vœu est, par définition, un engagement d’accomplir une œuvre méritoire pour Allah — Très-Haut. Or, le vœu est un contrat obligatoire qu’il faut exécuter, selon le texte et l’unanimité. Si le simple fait que ces formulations conditionnelles s’apparentent au serment quant à l’engagement suffisait à permettre leur expiation [224/b] sans accomplir ce qui a été promis, aucun des vouants ne serait tenu de s’acquitter de son vœu ; l’expiation du serment lui suffirait. Cela contredit pourtant le Livre, la Sunna et le consensus. Certains auteurs tardifs ont rapporté, sur ce point, une divergence attribuée à quelques spécialistes du ḥadîth, comme l’a mentionné Ibn ʿAbd al-Barr.

(1) L’orthographe originelle du mot est « متلعب ». Il est possible que la forme correcte soit celle que j’ai retenue.
والقياس ــ أيضًا ــ لمَّا وجب فيه الطرد بطرد علته ورد عليه النقض؛ فانتقاض القياس بانتقاض علته، واطراده باطراد علته؛ ولهذا يقال: طرد القياس في كذا، كما يقال: طرد العلة في كذا، ويقال: هذا قياس مُطَّرِد وقياس منتقض (١) ، كما يقال علته مطردة، وما اتصف بالطرد عند وجود الاطراد اتصف بالنقض عند وجود الانتقاض، فإنَّ المنتقض ضد المطرد. فصلٌ قال: (وقوله: وهو عندهم يمين اعتبارًا بمعناه؛ موافقٌ لما قلناه من موافقة التعليقات المذكورة لليمين بالله في الالتزام، فكذلك جعلت يمينًا، لا أَنَّ المعتبرَ كونُ الحثِّ والمنع حاصلًا فيها خاصة، لأنَّ الحث والمنع فرعٌ عن الالتزام الحامل عليه) . فيقال: تقدم بيانُ أَنَّ هذا خطأ محض على الله وعلى رسوله - صلى الله عليه وسلم - وعلى الصحابة وأكثر التابعين وسائر من وافقهم من علماء المسلمين؛ وذلك من وجوه: أحدها: أَنَّ النذر فيه التزام، بل النذر هو: التزام قربة لله ــ تعالى ــ؛ ومع هذا فالنذر عقدٌ لازم يجب الوفاء به بالنص والإجماع، فلو كان مجرد كون التعليقات موافقة اليمين في الالتزام يشرع تكفيرها من [٢٢٤/ ب] غير فعلِ ما التزمه = لم يجب على أحدٍ من الناذرين الملتزمين الوفاء بنذره، بل تجزئه كفارة يمين؛ وهذا خلاف الكتاب والسنة والإجماع، وقد ذكر بعض المتأخرين في ذلك نزاعًا عن بعض أهل الحديث؛ كما ذكره ابن عبد البر
(١) رسم الكلمة في الأصل: (متلعب)، ولعل الصواب ما أثبتُّ.

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