Et le raisonnement analogique (al-qiyâs), également, puisqu’il doit présenter la constance par la constance de sa cause, est exposé à l’invalidation ; ainsi, l’invalidation de l’analogie suit l’invalidation de sa cause, et sa constance suit la constance de sa cause. C’est pourquoi l’on dit : « L’analogie est constante dans tel cas », de même que l’on dit : « La cause est constante dans tel cas » ; et l’on dit : « Voici une analogie constante et une analogie invalidée (1) », tout comme l’on dit : « Sa cause est constante ». Or, ce qui est qualifié de constance lorsqu’il y a constance est qualifié d’invalidation lorsqu’il y a invalidation, car ce qui est invalidé est l’opposé de ce qui est constant.
Section
Il a dit :
« Et sa parole : “À leurs yeux, c’est un serment eu égard à son sens” concorde avec ce que nous avons exposé concernant l’assimilation des conditions précitées au serment par Allah quant à l’engagement ; elles ont donc, à ce titre, été considérées comme un serment, et non parce que l’on prendrait exclusivement en compte la présence, en elles, de l’exhortation ou de la dissuasion, car l’exhortation et la dissuasion découlent de l’engagement qui les motive. »
On réplique : il a déjà été démontré que cela constitue une erreur patente à l’égard d’Allah, de Son Messager ﷺ, des Compagnons, de la plupart des Successeurs et de tous les savants musulmans qui les ont suivis ; et ce, à plusieurs égards :
Premièrement : le vœu (an-nadhr) comporte un engagement ; mieux encore, le vœu est, par définition, un engagement d’accomplir une œuvre méritoire pour Allah — Très-Haut. Or, le vœu est un contrat obligatoire qu’il faut exécuter, selon le texte et l’unanimité. Si le simple fait que ces formulations conditionnelles s’apparentent au serment quant à l’engagement suffisait à permettre leur expiation [224/b] sans accomplir ce qui a été promis, aucun des vouants ne serait tenu de s’acquitter de son vœu ; l’expiation du serment lui suffirait. Cela contredit pourtant le Livre, la Sunna et le consensus. Certains auteurs tardifs ont rapporté, sur ce point, une divergence attribuée à quelques spécialistes du ḥadîth, comme l’a mentionné Ibn ʿAbd al-Barr.