les apaise. Or, lorsqu’ils approfondirent l’examen, la mise au jour et la recherche (1), que la période de réflexion et de controverse se prolongea, et que se révéla à chacun (2) ce qu’il ne connaissait pas auparavant, celui qui prit conscience de son incapacité la reconnut, l’homme sensé comprit l’excuse du défaillant, et l’on sut qu’il fait partie de la perfection de la religion qu’Allah – qu’Il soit exalté – a confiée à Son Messager – paix et salut sur lui – que la Sharîʿa renferme de telles sagesses et dispositions légales, lesquelles mettent en évidence le bienfait qu’Allah a accordé en parachevant la religion de l’Islam.
L’intention, ici, est de montrer que le terme « invalidation » (naqḍ) n’est aucunement réservé à la ʿilla, de l’avis unanime des spécialistes qui l’emploient ; l’invalidation vise également la définition (ḥadd), la preuve (dalīl), la cause (ʿilla) et la proposition universelle.
Ainsi, la preuve est sujette à l’invalidation, qu’elle repose ou non sur un raisonnement analogique (3) ; tu peux donc dire : « Ton argument est invalidé », ou : « Ton analogie est invalidée », ou encore : « Ta cause est invalidée ». De même, il est permis de dire : « Son argument est invalidé par telle chose », « son analogie est invalidée par telle chose », « sa cause est invalidée par telle chose ».
Tout ce dont la constance (ṭard) est requise est exposé à l’invalidation ; ainsi, la définition, parce qu’on y exige la constance et l’inverse, se corrompt par l’invalidation ; la cause, parce qu’on y exige la constance – pour ceux qui estiment qu’il est impossible de la restreindre – se corrompt également par l’invalidation. Quant à celui qui admet qu’elle puisse être restreinte en raison de l’absence d’une condition ou de la présence d’un empêchement (4), il reconnaît l’invalidation en distinguant le cas d’invalidation des cas de l’original et du dérivé.