Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Il a aussi recouru à la notion de « naqḍ » (invalidation) dans le raisonnement analogique (qiyâs)(1) ; celle-ci, en réalité, ne qualifie que la ʿilla.

Quant à sa parole : « Selon eux, c’est un serment, eu égard à sa signification(2) », elle s’accorde avec ce que nous avons exposé : les formules conditionnelles susmentionnées correspondent au serment par Allāh en matière d’engagement. C’est pour cette raison qu’on les a considérées comme un serment, et non parce que l’on y rechercherait exclusivement la présence d’incitation ou d’interdiction ; car l’incitation et l’interdiction ne sont que des effets découlant de l’engagement qui les porte(3)(4).

La réplique se présente sous plusieurs angles. Premièrement :

La déclaration de l’objecteur : « L’invalidation évoquée n’est pas valable, en raison de la distinction déjà établie entre la suspension d’un engagement et celle du divorce ou de l’affranchissement » révèle une ignorance de la nature du qiyâs, qu’il soit correct ou défectueux, et de la différence entre ce qui est déviant et ce qui est droit.

En effet, lorsqu’un qiyâs est réfuté par un seul cas, cela constitue, de l’avis unanime, une objection recevable ; tous s’accordent à dire que si l’attribut sur lequel repose le jugement dans le qiyâs se rencontre dans un cas où le jugement est absent, le qiyâs est alors invalide et l’objection fondée.

Toutefois, celui qui estime que la ʿilla ne saurait jamais être restreinte dira que cette situation entraîne la nullité du qiyâs et n’admet aucune réponse ; il affirme que dès que la ʿilla est entamée, le qiyâs est caduc.

Tandis que celui qui permet de la restreindre, soit par la défaillance d’une condition, soit par la présence d’un empêchement, ou encore celui qui autorise sa restriction en vertu d’une preuve absolue, admet l’invalidation par la distinction ; il distingue alors entre

(1) Dans « al-Taḥqīq » : (وهذا). (2) Dans le texte original : (معناه), attesté dans « al-Taḥqīq » et ci-dessus. (3) Dans le texte original : (الحاصل), attesté dans « al-Taḥqīq ». (4) Dans « al-Taḥqīq » (46/a-b) ; ce qui est entre parenthèses constitue un ajout dicté par le contexte.
واستعملَ النقضَ في القياس وهو (١) إنما توصف به العلة. وقوله: (وهو عندهم يمين اعتبارًا بمعناه (٢) )؛ موافقٌ لما قلناه من موافقة التعليقات المذكورة لليمين بالله في الالتزام، فلذلك جُعِلَت يمينًا، لا أَنَّ المعتبَر كونُ الحَثِّ والمنع حاصلًا فيها خاصة، لأنَّ الحَثَّ والمنع فرعٌ عن الالتزام الحامل (٣) عليه) (٤) . والجواب من وجوه: أحدها: قول المعترض: (إِنَّ النقض المذكور لا يصح؛ لما تقدم من الفرق بين تعليق الالتزام وتعليق الطلاق والعتق) كلامٌ يتضمن الجهل بمعنى القياس صحيحه وسقيمه، والفرق بين زائغه ومستقيمه؛ وذلك: أَنَّ القياس إذا انتقض بصورة من الصور = كان هذا سؤالًا صحيحًا باتفاق الناس، لم يختلفوا أنه إذا وجد الوصف الذي عُلِّقَ به الحكم في القياس بدون الحكم أَنَّ هذا قياس منتقضٌ، وَأَنَّ هذا سؤال وارد. لكن مَنْ يقول بأن العلة لا يجوز تخصيصها يقول: بأنَّ هذا يستلزم فسادَ القياس ولا جواب عنه، ويقول: إنه متى انتقضت العلة فسدت. وَمَنْ يقول بأنه يجوز تخصيصها إما لفوات شرط وإما لوجود مانع، أو مَنْ يُجَوِّزُ تخصيصها لمطلق الدليل فإنه يجيز النقض بالفرق؛ فيفرِّق بين
(١) في «التحقيق»: (وهذا). (٢) في الأصل: (معناه)، والمثبت من «التحقيق» وما تقدم. (٣) في الأصل: (الحاصل)، والمثبت من «التحقيق». (٤) «التحقيق» (٤٦/ أ - ب)، وما بين المعقوفتين إضافة يقتضيها السياق.

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