Il a aussi recouru à la notion de « naqḍ » (invalidation) dans le raisonnement analogique (qiyâs)(1) ; celle-ci, en réalité, ne qualifie que la ʿilla.
Quant à sa parole : « Selon eux, c’est un serment, eu égard à sa signification(2) », elle s’accorde avec ce que nous avons exposé : les formules conditionnelles susmentionnées correspondent au serment par Allāh en matière d’engagement. C’est pour cette raison qu’on les a considérées comme un serment, et non parce que l’on y rechercherait exclusivement la présence d’incitation ou d’interdiction ; car l’incitation et l’interdiction ne sont que des effets découlant de l’engagement qui les porte(3)(4).
La réplique se présente sous plusieurs angles. Premièrement :
La déclaration de l’objecteur : « L’invalidation évoquée n’est pas valable, en raison de la distinction déjà établie entre la suspension d’un engagement et celle du divorce ou de l’affranchissement » révèle une ignorance de la nature du qiyâs, qu’il soit correct ou défectueux, et de la différence entre ce qui est déviant et ce qui est droit.
En effet, lorsqu’un qiyâs est réfuté par un seul cas, cela constitue, de l’avis unanime, une objection recevable ; tous s’accordent à dire que si l’attribut sur lequel repose le jugement dans le qiyâs se rencontre dans un cas où le jugement est absent, le qiyâs est alors invalide et l’objection fondée.
Toutefois, celui qui estime que la ʿilla ne saurait jamais être restreinte dira que cette situation entraîne la nullité du qiyâs et n’admet aucune réponse ; il affirme que dès que la ʿilla est entamée, le qiyâs est caduc.
Tandis que celui qui permet de la restreindre, soit par la défaillance d’une condition, soit par la présence d’un empêchement, ou encore celui qui autorise sa restriction en vertu d’une preuve absolue, admet l’invalidation par la distinction ; il distingue alors entre