des hadiths fabriqués et faibles.
De même, dans les questions pratiques, tu verras les adeptes d’opinions fragiles délaisser les récits authentiques – reçus avec agrément et certitude par les spécialistes de la transmission – pour se tourner vers des récits chancelants ; ainsi, les narrations concernant la question de l’enivrant, celles relatives à la part du cavalier, celles touchant au tawâf et au saʿy du pèlerin qârin, celles traitant de la conversion du ḥajj en ʿumrah, celles portant sur le khiyâr al-majliss, celles concernant les prosternations des sûwar al-Mufaṣṣal, celles stipulant qu’un musulman n’est pas mis à mort pour avoir tué un mécréant, celles relatives au caractère sacré de Médine, et autres exemples du même ordre.
Il en va de même de leurs prétentions de consensus qui contredisent ce qui est établi par les récits, voire par les textes mêmes du Coran : tantôt en invoquant un supposé ijmâʿ ayant abrogé ces textes, bien qu’ils figurent toujours dans le Livre d’Allah et la Sunna attestée ; tantôt en alléguant l’existence d’un consensus contraire à ces textes. Ainsi, certains ont prétendu qu’il existait un ijmâʿ autorisant le mariage avec la femme fornicatrice (1) et le fait pour un homme d’être dayyûth (2) ; d’autres ont prétendu que les peines pécuniaires avaient été abrogées (3) ; d’autres encore ont affirmé qu’il existait un ijmâʿ interdisant de prononcer plus de quatre takbîr sur les dépouilles funéraires (4), ou rendant obligatoire l’application de quatre-vingts coups de fouet dans le ḥadd du vin (5), ou avançant un consensus contraire au hadith