parmi les athées : « Les expressions du Coran et du ḥadith n’indiquent pas la volonté d’Allah et de Son Messager – qu’Allah prie sur lui et le salue – », et de même celui qui affirme : « Les paroles des Compagnons, des Successeurs et de leurs Suivants ne permettent pas de connaître leur intention ! »
Cinquième aspect : le profane pur et simple ne saurait saisir, à partir des seules expressions du Coran et de la Sunna, l’intention visée, à moins qu’une personne ne réunisse pour lui ce qui est abrogeant et abrogé, ce qui est concis et son commentaire ; comment, dès lors, pourrait-il, à lui tout seul, comprendre l’avis de tel ou tel des Anciens ? Quant au savant (1), c’est celui qui connaît nombre de leurs propos.
Ainsi, lorsque ce savant informe le profane de l’opinion d’ath-Thawrī ou d’al-Awzāʿī, c’est exactement comme s’il l’informait de l’opinion de Mālik ou d’Abū Ḥanīfa. Il ne fait pourtant aucun doute que certains, parmi les hommes, sont plus versés dans l’école d’Abū Ḥanīfa, d’autres dans celle de Mālik, d’autres encore dans celle d’ash-Shāfiʿī, d’Aḥmad b. Ḥanbal, d’ath-Thawrī, d’Isḥāq, de Dāwūd ou d’al-Awzāʿī.
En dépit de cela, les auteurs consignent dans leurs ouvrages traitant des divergences ce qui permet de connaître la doctrine des autres, et ils rapportent des énoncés qui font ressortir les avis des Compagnons et des Successeurs ; les savants n’ont jamais cessé de transmettre les écoles des Pieux Prédécesseurs et de les mentionner dans leurs livres.
Et s’il arrive qu’une erreur se glisse dans certains de ces passages, ou que quelques-unes de leurs paroles demeurent obscures, l’école renommée dans laquelle l’homme a grandi comporte elle aussi de nombreuses erreurs de transmission et bien des points qui lui échappent ; l’erreur dans certaines questions n’implique pas l’erreur dans ce qui