Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Car l’affranchissement (1) présente deux aspects :

Le premier consiste en la renonciation à un droit de propriété ; il s’agit d’un droit parmi d’autres. Sous cet angle, l’intention de se rapprocher d’Allah n’est pas requise, à l’instar de la remise d’une dette ou de tout ce qui s’y apparente.

Le second est qu’il constitue une aide à la libération en vue de l’adoration d’Allah – Très-Haut ; de ce point de vue, il s’agit d’un acte de proximité et d’obéissance qui lève l’humiliation (2) inhérente à l’esclavage. Si l’affranchisseur recherche, par son acte, cette finalité, il obtient la récompense ; s’il ne la recherche pas, l’affranchissement reste tout de même valable, de même que la remise d’un droit produit son effet sans intention de proximité (3).

Quant au second point, si tu dis : « La marche étant visée, et la marche étant une obéissance, c’est donc l’obéissance qui est visée », je réponds :

L’intention relative à la marche comprend elle aussi deux considérations.

  1. La première consiste à la pratiquer en tant qu’exécution de l’ordre général encourageant aux actes surérogatoires ; c’est là l’obéissance, et ce n’est pas ce qui est visé ici.
  2. La seconde est de la viser pour une autre raison, comme dans le vœu de provocation ou de colère : on ne la recherche alors que pour qu’elle fasse obstacle à la commission de l’acte, non pour se rapprocher d’Allah. Cela ne constitue donc pas une obéissance et n’entre pas dans la portée de la parole : « Quiconque a fait vœu d’obéir à Allah, qu’il Lui obéisse » (4)(5).
(1) Dans l’original : « al-muʿtaq », et confirmé par al-Taḥqīq. (2) Idem dans l’original et dans al-Taḥqīq : « li-l-idhlāl ». (3) Dans al-Taḥqīq, la seconde section est répétée deux fois ; on y relève une légère variante. (4) Rapporté par al-Bukhārī dans son Ṣaḥīḥ sous les n° 6696 et 6700, d’après le hadith d’Aïcha (qu’Allah soit satisfait d’elle). (5) al-Taḥqīq, t. 34/b.
فإنَّ العتق (١) له جهتان: إحداهما: كونه إسقاط ملك وهو حَقٌّ مِن جملةِ الحقوق؛ فمن هذه الجهة لا يشترط فيه قصد القربة، كالإبراء من الديون وما أشبهَهُ. والثانية: كونه مُعِينًا على التخلص لعبادةِ الله ــ تعالى ــ؛ ومن هذه الجهة هو قربةٌ وطاعة، ورافعٌ الإذلال (٢) الذي هو يلزم. فإنْ قَصَدَ المعتقُ بعتقِهِ ذلك حَصَلَ له الثواب، وإنْ لم يقصد ذلك حصل العتق كما يحصل الإبراء من الحقوق من غير قصد القربة (٣) . وأما الثاني: فإنْ قلتَ: إذا كان المشي مقصودًا، والمشيُ طاعة؛ فالطاعة مقصودةٌ. قلتُ: قصدُ المشي له جهتان: إحداهما: قصده من حيث كونه امتثالاً للأمر المطلق في الترغيب في النوافل، وهذا هو الطاعة، وليس مقصودًا هاهنا. والثانية: قصدُهُ لأمرٍ آخر، كما هو في نذر اللجاج والغضب، فإنه إنما قَصَدَهُ ليكون مانعًا له من ذلك الفعل لا ليتقرب به؛ فهذا ليس بطاعة، فلا [٢/ ب] يدخل في قوله: «من نَذَرَ أن يطيعَ الله فليطعه» (٤) ) (٥) .
(١) في الأصل: (المعتق)، والمثبت من «التحقيق». (٢) كذا في الأصل، وفي «التحقيق»: (للإذلال). (٣) في «التحقيق» أعاد الجهة الثانية مرتين، وفيه اختلاف يسير. (٤) أخرجه البخاري في صحيحه برقم (٦٦٩٦) وبرقم (٦٧٠٠) من حديث عائشة - رضي الله عنها -. (٥) «التحقيق» (٣٤/ ب).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies