Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Parmi eux se trouve Ibn Ḥazm, lequel a également confirmé que l’on avait sollicité l’avis d’Umm Salama.

Quant à Ibn ʿAbd al-Barr, il a déclaré (1) que la personne consultée était sa fille Zaynab, comme l’indiquent la version rapportée par al-Taymī et d’autres, et que, parmi ceux qui ont émis un avis juridique, figuraient Ibn ʿUmar, Ḥafṣa et Zaynab, fille d’Umm Salama. De plus, bien qu’ils aient rendu un avis concernant le serment assorti d’affranchissement, personne, parmi ceux à qui est parvenue la tradition d’Ašʿaṯ, n’a contesté la mention de l’affranchissement ; quant à Aḥmad, le ḥadīth d’Ašʿaṯ ne lui est pas parvenu, pas plus que la voie rapportée par Ǧisr ibn al-Ḥasan.

Quatrième point :
Son affirmation selon laquelle « Ibn Naṣr aurait rapporté de ʿĀʾisha – qu’Allah l’agrée – le contraire » relève d’une méprise à l’égard d’Ibn Naṣr. En réalité, c’est Ibn ʿAbd al-Barr (2) qui l’a mentionnée, après avoir reproduit la parole qu’il avait citée d’après Ibn Naṣr, si bien que notre auteur a cru, à tort, qu’elle provenait d’Ibn Naṣr.

Or le livre d’Ibn Naṣr dont Ibn ʿAbd al-Barr a tiré la parole qu’il cite ensuite dans l’Istidhkār – exemplaire que nous possédons – ne contient nullement le propos qu’Ibn ʿAbd al-Barr attribue à ʿĀʾisha. En vérité, Ibn ʿAbd al-Barr l’a rapporté sans chaîne de transmission, se contentant d’affirmer qu’il a été rapporté de ʿĀʾisha qu’elle prescrivait l’expiation pour tout serment, à l’exception de celui assorti de divorce ou d’affranchissement. Or ce récit n’a été rapporté ni par lui ni par quiconque, que ce soit avec une chaîne authentique ou même faible ; comment, dès lors, pourrait-on opposer ce récit à l’autre, au regard des propos avérés de ʿĀʾisha, de leur argumentation et de la généralité de ses termes, qui impliquent l’expiation pour tout serment ?

Cinquième point :
Son assertion selon laquelle la parole du rapporteur, dans ce récit – « Lorsqu’on mentionnait à Médine une femme versée en jurisprudence, on citait Zaynab » – impliquerait que Zaynab fût la plus érudite des femmes de Médine.

(1) Dans al-Istidhkār, t. 15, p. 111. (2) Dans al-Istidhkār, t. 15, pp. 45-46.
منهم ابن حزم، وأثبتوا استفتاء أم سلمة. وأما ابن عبد البر فقال (١) : المستفتاة هي بنتها زينب، كما جاءت في رواية التيمي وغيره، وأَنَّ في المفتين ابن عمر وحفصة وزينب بنت أم سلمة، بل وعلى أنهم أفتوا في الحلف بالعتق لم يطعن أحد ممن بلغه حديث أشعث في ذكر العتق، وأحمد لم يبلغه حديث أشعث، ولا طريق جسر بن الحسن. الوجه الرابع: قوله: (إنَّ ابن [٢١٣/ ب] نصر نقل عن عائشة - رضي الله عنها - خلاف ذلك) غلطٌ على ابن نصر، وإنما ذكر ذلك ابن عبد البر (٢) عقب حكايته لما نقله عن ابن نصر، فظنَّ هذا أَنَّ ابن نصر ذكره. وكتاب ابن نصر الذي نقل منه ابن عبد البر قوله المذكور عقبه في الاستذكار عندنا، وليس فيه نقل ابن نصر عن عائشة ما ذكره ابن عبد البر، ولكن ابن عبد البر ذكره بغير إسناد، فذكر أنه نُقِلَ عن عائشة أنها أفتت بالكفارة في الأيمان إلا في الحلف بالطلاق والعتاق، وهذه الرواية لم يذكرها هو ولا غيره لا بإسناد صحيح ولا ضعيف؛ فكيف يجوز أن تُجعل هذه معارضةً لتلك مع ما نقل عن عائشة من تعليلها وعموم ألفاظها التي تقتضي تكفير كل يمين؟! الوجه الخامس: قوله: قول الراوي في ذلك الأثر: (وكانت إذا ذُكرت امرأة فقيهة بالمدينة ذكرت زينب؛ يقتضي أن زينب كانت أفقه نساء المدينة) .
(١) في الاستذكار (١٥/ ١١١). (٢) في الاستذكار (١٥/ ٤٥ - ٤٦).

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