Certaines d’entre elles [213/a], comme il a été exposé plus haut (1). Quant à ceux des Salaf qui se sont opposés à ce récit, c’est qu’il ne leur était pas parvenu, tandis que ceux à qui il est parvenu – al-Šāfiʿī, Aḥmad et d’autres – s’y sont conformés.
Deuxième point :
La transmission du serment d’affranchissement rapporté des Compagnons figure chez la quasi-totalité de ceux qui relatent les propos des Anciens, tels Abū Thawr, Muḥammad ibn Naṣr, Muḥammad ibn Ǧarīr, Abū Bakr ibn al-Munḏir, Ibn Ḥazm, Ibn ʿAbd al-Barr et d’autres encore. Certains de ces mêmes auteurs sont ceux qui ont rapporté l’unanimité concernant le divorce ; or leur rapport d’une divergence est plus solidement établi que leur rapport de son inexistence.
Si leur mention d’une divergence était jugée irrecevable, sous prétexte qu’ils auraient pu se tromper, il faudrait a fortiori rejeter leur affirmation d’un consensus et la négation de toute divergence, car la possibilité d’erreur y est bien plus grande.
Dès lors, nous n’avons nul besoin de nous appuyer sur leurs dires – ni pour le consensus ni pour la divergence. Nous établissons la divergence par des chaînes continues, tandis que l’adversaire est incapable d’établir le consensus au moyen d’une chaîne continue et authentique. Il est donc avéré que la divergence que nous affirmons existe bel et bien, et son invocation d’un consensus ne saurait prévaloir.
Et si l’on juge recevable leur rapport d’un consensus, leur rapport d’une divergence l’est à plus forte raison. Dans ce cas, leur mention de la divergence est confirmée par des chaînes ininterrompues, sans qu’aucune voix ne la contredise ; quant à leur rapport du consensus, ils s’y trouvent eux-mêmes partagés : les uns transmettent une unanimité, les autres une divergence. Or celui qui rapporte la divergence affirme une réalité et doit donc être retenu en priorité – et cela quand bien même nous ne connaîtrions cette divergence d’aucune autre source ; que dire alors lorsque nous la connaissons par plusieurs voies !
Troisième point :
Il convient de dire que, dans le ḥadīth de Laylā, dont les versions concordent, une chose ne fait aucun doute : la consultation (istiftāʾ) d’Ibn ʿUmar, de Ḥafṣah et de Zaynab. Quant à la consultation d’Abū Hurayra, de ʿĀʾisha et d’Umm Salama, elle figure dans la narration d’Ašʿaṯ, et un groupe de savants a authentifié sa chaîne.