Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Et parmi eux : Aḥmad ibn Ḥanbal, Abū Thawr, Muḥammad ibn Naṣr et Ibn al-Munḏir. Pour autant, ceux qui ne l’ont pas mis en pratique l’ont néanmoins déclaré authentique, tels Ibn Ǧarīr al-Ṭabarī, Ibn Ḥazm et d’autres ; Ibn ʿAbd al-Barr l’a également authentifié, de même que bien d’autres savants. Les disciples d’al-Šāfiʿī et d’Aḥmad, des premiers aux derniers, l’ont rapporté, l’ont tenu pour véridique, l’ont accueilli avec faveur et s’y sont appuyés dans leurs ouvrages, qu’ils soient volumineux ou concis. Il n’existe pas parmi eux un seul auteur qui, rédigeant un livre dans lequel il rassemble les traditions relatives à cette question afin de s’en prévaloir comme argument, n’y fasse pas mention de ce texte. Ainsi l’ont cité le šaykh Abū Ḥāmid, Abū al-Ṭayyib al-Ṭabarī, al-Māwardī et d’autres savants šāfiʿites ; de même que le qāḍī Abū Yaʿlā, Abū al-Ḥasan al-Āmidī, Abū al-Khaṭṭāb et d’autres hanbalites.

Ce ḥadīth a été transmis par Aḥmad ibn Ḥanbal lui-même et par ses élèves, tels Abū Bakr al-Aṯram, Ḥarb ibn Ismāʿīl al-Kirmānī, Ismāʿīl ibn Saʿīd (1) al-Šālanǧī et Ibrāhīm ibn Yaʿqūb al-Ǧawzaǧānī.

Al-Bukhārī l’a également rapporté dans son Tārīkh par plusieurs chaînes.

Il a encore été rapporté par Abū Bakr al-Nīsābūrī, Abū al-Ḥasan al-Dāruquṭnī, Abū Bakr al-Bayhaqī, leurs prédécesseurs et leurs successeurs ; tous l’ont tenu pour authentique, reconnaissant qu’il est indemne de toute critique. Je n’ai trouvé, ni chez les Anciens ni chez les Modernes, quiconque l’ait jugé défectueux, l’ait récusé ou se soit montré hésitant quant à son authenticité, à l’exception de cet objecteur qui parle sans science : il forge une prétention de transmission venant des Salaf qu’aucun des prédécesseurs n’a avancée, affaiblit un récit solide qu’aucun n’avait affaibli avant lui, et déforme des paroles établies des Salaf qu’aucun n’avait déformées avant lui.

Cependant, Aḥmad ibn Ḥanbal n’a critiqué que la mention de l’affranchissement qui y figure ; il n’a nullement mis en cause le ḥadīth en lui-même. Il en connaissait la valeur, mais ne le tenait que par la voie d’al-Taymī. Quant aux autres, ils l’ont reçu par la voie d’Ašʿaṯ et par celle de Ǧisr ibn al-Ḥasan d’après Bakr ; il se trouve donc pourvu de trois chaînes qui se confirment mutuellement.

(1) À l’origine : « Saʿd ». La lecture correcte est celle que nous avons retenue.
وأحمد بن حنبل وأبي ثور ومحمد بن نصر وابن المنذر، وقد صححه مَنْ لم يعمل به كابن جرير الطبري وابن حزم وغيرهما، وصححه ابن عبد البر وغيره، وَذَكَرَهُ أصحاب الشافعي وأحمد أَوَّلُوهُم وآخروهم، مُصَدِّقِينَ له، متلقين له بالقبول، واعتمدوا عليه في كتبهم الكبار والصغار، فلا يوجد منهم مصنفٌ كتابًا يذكر فيه الآثار في هذه المسألة والاحتجاج بها إلا ذكره، كما ذكره الشيخ أبو حامد وأبو الطيب الطبري والماوردي وغيرهم من أصحاب الشافعي، وكما ذكره القاضي أبو يعلى وأبو الحسن الآمدي وأبو الخطاب وغيرهم من أصحاب أحمد. ورواه أحمد بن حنبل وأصحابه كأبي بكر الأثرم وحرب بن إسماعيل الكرماني وإسماعيل بن سعيد (١) الشالنجي وإبراهيم بن يعقوب الجوزجاني. ورواه البخاري في تاريخه من عِدَّةِ طرق. ورواه أبو بكر النيسابوري وأبو الحسن الدارقطني وأبو بكر البيهقي ومن قبلهم ومن بعدهم، وكلهم مُصَدِّقُون مُقِرُّون بصحته وسلامته من الطعن، ولم أعرف أحدًا من الأولين والآخرين عَلَّلَهُ، ولا طعن فيه، ولا توقف في صحته إلا هذا المعترض الذي يتكلم بلا علم، ويبتدع دعوى نقلٍ عن السلف لم يَدَّعِهِ أحدٌ قبله، وَيُضَعِّفُ نقلًا ثابتًا لم يُضَعِّفْهُ أحدٌ قبله، وتحريف للكلمات الثابتة عن السلف لم يحرفها أحدٌ قبله. ولكن أحمد بن حنبل عَلَّلَ ذِكْرَ العتق فيه، لم يعلل الحديث من أصله، وقد عرف قدره وأنه لم يبلغه إلا من طريق التيمي، وأما غيره فبلغه طريق أشعث وطريق جسر بن الحسن عن بكر؛ فصار له ثلاثة طرق يصدق بعضها
(١). في الأصل: (سعد)، والصواب ما أثبت.

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