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L’objection formulée est la suivante :
« Quant à ceux qui ne sont ni Ṭāwūs ni al-Ḥasan, il lui incombait de les citer, ce qu’il a d’ailleurs fait ; puis il a rapporté l’attribution de l’avis susmentionné à Abū Hurayrah, ʿĀʾishah et Umm Salamah – qu’Allah les agrée –.
Le fondement sur lequel il s’appuie pour leur attribuer cet avis est la narration d’Ashʿath dans le récit de Laylā bint al-ʿAjamāʾ ; or nous avons déjà exposé les incohérences qui affectent ce texte ainsi que l’interprétation qui en suffit.
Ibn Naṣr a, par ailleurs, rapporté de ʿĀʾishah – qu’Allah l’agrée – l’avis contraire (1).
De plus, le narrateur de ce récit déclare : « Lorsqu’à Médine on évoquait une femme versée dans la jurisprudence, on citait Zaynab. » Cette formulation implique que Zaynab était alors la plus savante des femmes de Médine ; comment une telle assertion pourrait-elle être avancée du vivant de ʿĀʾishah – qu’Allah l’agrée ? ! Ibn ʿAbd al-Barr a d’ailleurs précisé, au sujet d’Umm Salamah, qu’il s’agit en réalité de Zaynab, fille d’Umm Salamah – qu’Allah l’agrée.
En somme, ce passage demeure sujet à confusion, compte tenu de la divergence relevée plus haut entre les diverses formulations (2). »
Réponse :
Elle se décline en plusieurs volets.
Premièrement :
Le récit de Laylā bint al-ʿAjamāʾ est un texte dont tous les savants auxquels il est parvenu ont reconnu l’authenticité, et les jurisconsultes, parmi eux, se sont accordés à le mettre en pratique, tel l’imâm al-Shāfiʿī