Il a dit :
« En ce qui concerne le ḥadd pour la consommation de vin, Abû Bakr infligea quarante coups, puis ‘Umar en infligea quatre-vingts, et ‘Alî, durant le califat de ‘Uthmân, en infligea quarante.
Il a encore dit :
“Abû Bakr en infligea quarante et ‘Umar porta le total à quatre-vingts, et tout cela relève de la Sunna (1).” »
Ainsi, la preuve qui lui est opposée, tirée du consensus, concerne la flagellation de quarante : ‘Umar s’en écarta et y ajouta quarante, puis ‘Alî infligea de nouveau quarante (2).
Le Qâḍî a dit (3) : « L’apparence de ce passage montre qu’il tient compte de l’extinction de la génération, puisqu’il a considéré la divergence de ‘Alî après ‘Umar à propos d’umm al-walad, de même qu’il a pris en considération la divergence de ‘Umar après Abû Bakr concernant le ḥadd du vin. » Il développe cette question ailleurs (4).
L’essentiel est que, pour nombre de savants, la parole du premier mujtahid doit être prise en compte lorsqu’elle concorde avec celle des autres, et non celle du second ; comment, dès lors, prétendre que la deuxième opinion constitue absolument son avis ?
S’il est objecté : « Cela est une preuve contre vous dans la question [207/b] du serment conditionné par l’affranchissement, car si l’avis d’al-Ḥasan prévoyant l’expiation était son premier, il y a renoncé ; et s’il s’agit de son second, il contredit le consensus. »