de ces rapporteurs en niant l’existence d’une divergence ; que dire alors s’il ne faisait, en réalité, que nier qu’il ait connaissance d’une divergence, ou s’il ne faisait que présumer son inexistence ?
Deuxième point : la transmission authentique et continue qui nous parvient de plusieurs membres des Salaf dispense de recourir aux seules relations d’unanimité ou de divergence faites par d’autres. Au nombre de ces autorités figure al-Ḥasan ; or, deux voies solides à isnâd continu établissent son avis, et l’opposant n’a cité, de sa part, aucune chaîne reliée qui le contredirait.
Quant à son affirmation selon laquelle : « Ibn al-Mundhir a rapporté de lui que, lorsqu’un homme dit à son esclave : “Si je te vends, tu es libre”, l’esclave est affranchi sur les biens du vendeur – c’est-à-dire lorsque celui-ci l’a effectivement vendu » –, nous rétorquons : il s’agit d’un récit mursal, qu’Ibn al-Mundhir n’a pas relié par une chaîne. D’ailleurs, Ibn al-Mundhir a lui-même rapporté de lui, au sujet de celui qui jure par l’affranchissement…(1).
De plus, Ibn Ḥazm a transmis de lui, par la voie de Ḥammâd ibn Salamah – nous rapportant les propos de Ziyâd al-Aʿlam – qu’al-Ḥasan al-Baṣrî fut interrogé à propos de celui qui dit à un autre : « Si je te vends mon esclave, il sera libre », puis le vend effectivement ; al-Ḥasan répondit : « Il n’est pas affranchi. » L’opposant a d’ailleurs mentionné ce récit (2).
Ainsi, ce témoignage musnad contredit le rapport mursal ; comment, dès lors, les récits établis et reliés d’al-Ḥasan pourraient-ils être opposés à une narration dont la chaîne est inconnue ?
Par ailleurs, Ḥarb al-Kirmânî a rapporté de lui, avec une chaîne continue (3), un récit attestant que prennent effet le divorce et l’affranchissement conditionnels sur lesquels on a prêté serment…(4).