Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

La suspension subordonnée à l’acquisition du lien matrimonial : certains soutiennent qu’elle entraîne la répudiation, d’autres qu’elle ne l’entraîne pas ; or, selon l’un ou l’autre avis, aucune kaffâra n’est prescrite, et nul n’a prétendu qu’une expiation fût ici requise.

Cependant, si l’intéressé formule un serment en ces termes : « Si je fais telle chose, toute femme que j’épouserai sera répudiée », ou : « Le divorce me sera imposé à l’égard de telle femme ; si je l’épouse, je ne voyagerai pas », alors, si l’on considère que ce divorce conditionnel est effectif lorsqu’il est énoncé sans serment, la question de l’expiation fera l’objet de la même controverse que celle relative au serment par divorce.

En revanche, si l’on estime qu’une telle formule n’a aucun effet lorsqu’elle n’est pas assortie d’un serment, rien ne sera dû lorsqu’elle prend justement la forme d’un serment ; car, dans ce cas, celui qui dit : « Toute femme que j’épouserai est répudiée » ne profère qu’une parole vaine qui n’entraîne aucune répudiation.

Ainsi, lorsqu’il déclare : « Si je fais telle chose, toute femme que j’épouserai sera répudiée », c’est comme s’il disait : « Si je fais telle chose, l’épouse de Zayd sera répudiée », ou : « Si je fais telle chose, telle femme sera répudiée si elle entre dans la maison », puis qu’il l’épouse et qu’elle y entre. Tel est l’avis de ceux qui estiment que celui qui jure par un vœu de divorce au sujet d’actes licites se trouve dans la même situation que s’il avait simplement fait un vœu : rien ne lui incombe.

Quant à ceux qui assimilent le vœu au serment – ainsi que le soutiennent Aḥmad, les disciples d’Abû Ḥanîfa et les Khurâsâniens parmi les shâfi‘ites – ils jugent que si l’homme dit : « Si je fais telle chose, il m’incombe de répudier mon épouse », il doit acquitter la kaffârat yamîn.

De même, s’il déclare : « Il m’incombe de répudier mon épouse », l’imâm Aḥmad – qu’Allah lui fasse miséricorde – rend également obligatoire l’expiation, de même qu’Abû Ḥanîfa – qu’Allah lui fasse miséricorde – et ces Khurâsâniens – qu’Allah leur fasse miséricorde –, mais à condition qu’il ait eu l’intention de prêter serment.

Il convient donc d’affirmer, à nouveau, qu’aucune kaffâra n’est requise ici ; car, en l’occurrence, il n’y a ni vœu ni serment, or l’expiation n’est due qu’en cas de vœu ou de serment.

التعليق على الملك؛ فقيل: يقع، وقيل: لا يقع؛ وعلى القولين: لا كفارة في ذلك، ولم يقل أحد: إنَّ في هذا كفارة. ولكن لو حلف بذلك، فقال: إِنْ فعلتُ كذا فكل امرأة أتزوجها طالق، أو قال: الطلاق يلزمني من فلانة إِنْ تزوجتها لا أسافر؛ فهذا إِنْ قيل: إِنَّ تعليق هذا الطلاق يلزم إذا كان مجردًا عن اليمين، فإذا حلف به، ففي تكفيره النزاعُ المذكورُ في الحلف بالطلاق. وإِنْ قيل: إِنَّ هذا لا يلزم إذا كان مجردًا، فلا شيء فيه إذا حلف به، فإنه ــ حينئذٍ ــ إذا قال: كل امرأة أتزوجها [٢٠٣/ ب] فهي طالق؛ كان لغوًا لا يقع به طلاق. فإذا قال: إِنْ فعلتُ كذا فكل امرأة أتزوجها فهي طالق، بمنزلة أَنْ يقول: إِنْ فعلتُ كذا فامرأة زيدٍ طالق، أو إِنْ فعلتُ كذا ففلانة طالق إِنْ دَخَلَتِ الدارَ ثم تزوجها ثم دَخَلَتْ؛ هذا على قول مَنْ يقول: إنه إذا حلف بنذر الطلاق والمباحات كان كما لو نذرها لا يلزمه شيء، وأما من سَوَّى بين نذرها وبين الحلف ــ كما يقوله أحمد وأصحاب أبي حنيفة والخراسانيون من أصحاب الشافعي ــ فيقولون: إذا قال: إِنْ فعلتُ كذا فعليَّ أَنْ أُطَلِّقَ امرأتي فعليه كفارة يمين. وإذا قال: عليَّ أَنْ أطلق امرأتي. فأحمد - رضي الله عنه - يوجب الكفارة ــ أيضًا ــ وأبو حنيفة - رضي الله عنه -، وهؤلاء الخراسانيون ــ رحمة الله عليهم ــ يوجبونها إذا قصد اليمين. أيضًا؛ يجب أَنْ يقال: إنه لا كفارة في ذلك، فإنَّ هذا لم ينذر ولم يحلف، والكفارة إنما تجب في نذر أو يمين.

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