(au madhhab d’Ibn Ḥazm)(1). L’objection est ici fondée, car ce passage est explicite : pour lui, le divorce suspendu à une description se réalise effectivement, contrairement à l’avis d’Abû ʿAbd al-Raḥmân, d’Ibn Ḥazm et d’autres.
À cela s’ajoute sa parole : « Le serment par divorce n’est rien », laquelle montre que sa position concernant la suspension du divorce est identique à sa position à propos de la suspension de l’affranchissement ou du vœu ; il opère une distinction entre la suspension destinée à constituer un serment et celle destinée à constituer un vœu, un divorce ou un affranchissement. C’est là ce qui est établi des Compagnons, et c’est l’opinion la plus solide dans ce chapitre ; cela met également en évidence que l’avis de Ṭâwûs est cohérent(2) et dénué de contradiction.
L’objecteur a ensuite déclaré : « Dans l’ouvrage de Saʿîd b. Manṣûr se trouve une tradition dont on peut déduire, à propos de Ṭâwûs, la même chose que l’on a déduite de ceux qui ont motivé l’annulation du serment par divorce antérieur au mariage [en raison de son antériorité](3). Il y a rapporté le propos d’Ibn al-Musayyib au sujet de celui qui dit : “Si j’épouse telle femme, elle est répudiée.” Saʿîd a dit : “Il est considéré comme prononçant la répudiation tant qu’il ne l’a pas épousée.”(4) Il a rapporté de ʿAṭâʾ et de Ṭâwûs [203/a] la même chose(5). »
Puis l’objecteur a dit : « Si Ṭâwûs avait estimé que le serment par divorce est caduc, il n’… »