Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

et des autres narrateurs ; or, si l’on comprenait de cette parole qu’il ne la tenait pas pour valide, le ḥadith d’Abû ’l-Zubayr aurait eu la même portée que celui des autres, ce qui contredit l’avis de la grande majorité des savants.

Et si l’on objecte : « Certains ulémas – tel l’imâm al-Shâfiʿî – l’ont interprétée de la sorte », nous répondons : un point litigieux ne se démontre pas par un autre point litigieux. Tant qu’il n’est pas prouvé, par un usage reconnu, que les Anciens visaient effectivement cette signification lorsqu’ils employaient cette expression dans un tel contexte, il est illicite d’arguer d’une opinion qui, sans preuve, s’oppose à celle de la majorité.

Nous disons plutôt : le principe, pour toute expression, est l’absence de polysémie. Si le sens voulu est bien celui que nous avons exposé, il s’ensuit qu’il ne peut y avoir de double acception. Prétendre qu’elle est parfois employée dans ce sens, parfois dans un autre, revient à affirmer la polysémie sans aucun fondement, par pure allégation, ce qui est irrecevable.

Dès lors qu’il est établi qu’ils utilisent un terme dans une signification précise, il faut interpréter leurs propos conformément à l’usage qu’ils en ont habituellement.

Quant à cette « qarmata » – cette concision obscure – que l’on relève dans la parole même de Ṭâwûs, elle est semblable à la « qarmata » que l’on retrouve chez ceux qui ont rapporté ses dires, tel Muḥammad ibn Naṣr. Celui-ci, en effet, a transmis de Ṭâwûs et de al-Ḥasan une opinion comparable à celle d’Abû Thawr, en disant :

« Il se peut que l’intention de Ṭâwûs ait été de distinguer, comme Abû Thawr, entre divorce et affranchissement. »

Or il est établi qu’aucun auteur – ni Muḥammad ibn Naṣr, ni Ibn Ǧarîr, ni ceux venus après eux tels Ibn ʿAbd al-Barr et Ibn Ḥazm, ni même ceux qui les ont précédés, comme al-Shâfiʿî, Aḥmad ibn Ḥanbal, Isḥâq, Abû Thawr et d’autres – n’a rapporté d’aucun savant musulman qu’il ait fait une distinction entre le serment par divorce et le serment par affranchissement ; si une telle opinion avait existé, elle aurait assurément figuré parmi les plus importantes

وغيره، ولو كان المفهوم منها لم يره صوابًا = لكانت رواية أبي الزبير كرواية غيره، وهذا خلاف ما عليه جمهور الناس. وإذا قيل: إِنَّ بعض العلماء ــ كالشافعي ــ فَسَّرَهَا بهذا. قيل له: مَحَلُّ النزاع لا يثبت بمحلِّ النزاع، فإنْ لم يثبت عرفُ استعمالٍ لهذا اللفظ أَنَّ أولئك كانوا يريدون به هذا في مثل هذا الكلام، وإلا فلا يجوز الاحتجاج بقولٍ قد خالفَ قائلُهُ جمهورَ الناس بلا حجة، بل نقول: الأصلُ في اللفظِ عدم الاشتراك، وإذا كانَ المرادُ ما قلناه؛ لزم عدم الاشتراك. وإذا جُعِلَ يستعمل في هذا تارة وفي هذا تارة؛ كان إثباتًا للاشتراك بلا حجة أصلًا، بل بمجرد الدعوى؛ وهذا لا يجوز. ومتى عُرِفَ أنهم يستعملون اللفظ في معنًى كانَ حَمْلُ لفظهم على ما جرت عادتهم بإرادته. ثم هذه القرمطة في كلام طاووس نفسه، مثل القرمطة في كلام من نَقَلَ قولَهُ كمحمد بن نصر، فإنه نقل عن طاووس والحسن مثل قول أبي ثور، فقال: (يحتمل أن يكون مراده أَنَّ طاووسًا فَرَّقَ بين الطلاق والعتاق كأبي ثور) ، ومعلومٌ أنه لم يَنْقُلْ أَحَدٌ لا محمد بن نصر ولا ابن جرير ولا مَنْ بعدهم كابن عبد البر وابن حزم، ولا مَنْ قبلهم كالشافعي وأحمد بن حنبل وإسحاق وأبي ثور وغيرهم عَنْ أَحَدٍ من علماء المسلمين أَنَّهُ فَرَّقَ بين الحلف بالطلاق والعتاق، ولو كان هذا موجودًا لكان هذا مِنْ أعظمِ ما

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