rien (1) ; et interpréter cette parole de cette manière n’est pas correct. Premièrement, cela contredit sa déclaration : « Il n’y a aucun mal à cela » ; je me demande donc comment l’on peut expliquer l’intention d’un homme par deux propos contradictoires ?!
De plus, l’usage qu’a Ṭāwūs, en [201/b], d’une telle expression est bien connu ; il n’est donc pas permis d’entendre ses paroles autrement que selon l’usage notoire de son discours.
Par ailleurs, c’est précisément pour signifier cette signification qu’ils employaient un tel terme.
Quant au récit rapporté par Abū ’l-Zubayr d’après Ibn ʿUmar — qu’Allāh les agrée —, dans lequel il dit : « Il me l’a renvoyée (2) et il n’y a vu là rien (3) », la plupart des gens ont compris par là qu’il n’y a pas vu un divorce. Voilà qui montre que tel est bien le sens qu’attribuaient ordinairement les Anciens à ce genre d’expression.
Par la suite, un groupe a soutenu que Nāfiʿ a rapporté d’Ibn ʿUmar une version contraire (4), corroborée par Yūnus et d’autres (5), et qu’elle est plus solide que le récit d’Abū ’l-Zubayr. Un autre groupe, toutefois, maintient la version d’Abū ’l-Zubayr et lui a trouvé un appui dans certaines chaînes remontant à Nāfiʿ, comme l’a fait Ibn Ḥazm (6).