Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Et quand ils établissent par cette même expression autre chose, il en est ainsi de ce qui fut demandé au Prophète – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – à propos des devins ; il répondit alors : « Ils ne sont rien » (1).

Il en va de même de la parole rapportée [parmi] (2) celles de Sa‘îd ibn al-Musayyib : lorsqu’on l’interrogea au sujet de l’îlâ’, il déclara : « Ce n’est rien » (3). Son intention était de nier que l’îlâ’ constitue un divorce à l’expiration du délai, comme le prétendent certains, car la position de Sa‘îd rejoint celle de la majorité : on met l’époux en demeure ; soit il revient (à son épouse), soit il prononce le divorce. Ainsi, par son propos « ce n’est rien », il nie que cela soit un divorce.

De même, Tâwûs, quand il dit « ce n’est rien » à propos du khulʿ et du serment assorti d’un divorce, entendait que ce n’est pas un divorce (4). Ibn ‘Abbâs visait la même chose lorsqu’il déclara, au sujet de la formule de ḥarâm : « Ce n’est rien », c’est-à-dire : ce n’est pas un divorce.

Il en va également ainsi pour Muḥammad ibn ‘Abd Allâh al-Anṣârî (5). Lorsque Ibn ‘Awn l’interrogea au sujet d’un dirham falsifié : « Est-il permis à un homme d’acheter quelque chose avec ? » – il répondit : « L’a-t-il rendu manifeste ? » Je dis : « Non. » Il dit : « Muḥammad le réprouvait. » Je dis : « Et s’il l’a rendu manifeste ? » Il répondit : « Muḥammad ne le considérait pas comme étant quelque chose. » Autrement dit : il ne le voyait pas

(1) Sa mise en source (takhrīj) a été présentée ci-dessus (p. 220). (2) Ajout nécessaire dicté par le contexte. (3) Ibn Abī Shayba le rapporte (n° 18898), ainsi que Saʿīd b. Manṣūr dans ses Sunan (t. 2, p. 50), al-Ṭabarī dans son Tafsīr (t. 4, p. 85) et d’autres, d’après ʿAmr b. Dīnār, selon lequel il aurait demandé à Ibn al-Musayyib… etc. Sa chaîne de transmission est authentique. (4) À l’origine : (شيئًا), et la lecture correcte est celle retenue, comme indiqué ci-dessus (pp. 218-220, 636-638) et ailleurs. (5) Dans le volume de ses hadiths (p. 48), le passage se lit ainsi : « J’ai demandé à Ibn ʿAwn au sujet du dirham falsifié : “Permets-tu qu’un homme l’achète pour quelque chose ?” Il répondit : “Sur preuve” [texte : بِبَيِّنَةٍ, peut-être à comprendre : يُبَيِّنُهُ]. Je répliquai : “Non.” Il dit : “Muhammad le détestait.” Je dis : “Et s’il en apporte la preuve ?” Il répondit : “Muhammad ne l’aimait pas.” Abū ʿAbd Allāh al-Anṣārī rapporte qu’il lui dit : “Que dirais-tu si un homme vendait une marchandise présentant un défaut ?” Je répondis : “Qu’il signale le défaut.” Il dit : “Je ne le lui reproche pas.” Je dis : “Il en va de même pour le dirham falsifié s’il ne le signale pas.” Il dit : “Et s’il signale le défaut ?” Je répliquai : “Je ne vois pas d’objection.” Il conclut : “Et de même pour le dirham falsifié.” »
وإِنْ أثبتوا به شيئًا آخر، كما سئل النبي - صلى الله عليه وسلم - عن الكهان، فقال: ليسوا بشيء (١) . وكذلك ما ذُكِرَ [مِنْ] (٢) قول سعيد بن المسيب لَمَّا سُئِلَ عن الإيلاء: ليس بشيء (٣) . ومرادُهُ أنه ليس بطلاق عند مضي الأجل، كما يقوله بعض الناس، فإنَّ مذهب سعيد هو قول الجمهور: أنه يوقف؛ فإما أن يفيء وإما أَنْ يُطَلِّقَ، فمراده بقوله: ليس شيئًا: نَفْي كونه طلاقًا. كما أراد طاووس بقوله: (ليس شيئًا) في الخلع وفي الحلف بالطلاق أنه ليس طلاقًا (٤) . وكما أراد ابن عباس في قوله في الحرام: ليس شيئًا؛ أي: ليس طلاقًا. وكذلك محمد بن عبد الله الأنصاري (٥) لما سَأَلَ ابن عون عن الدرهم الزائف: أَيَسَعُ الرجلَ أَنْ يشتري به شيئًا؟ قال: بَيَّنَهُ؟ قلتُ: لا. قال: كان محمد يكرهه. قلتُ: فإنْ بَيَّن. قال: كان محمد لا يراه شيئًا. أي: لا يراه
(١) تقدم تخريجه في (ص ٢٢٠). (٢) إضافة يقتضيها السياق. (٣) أخرجه ابن أبي شيبة (١٨٨٩٨)، وسعيد بن منصور في سننه (٢/ ٥٠)، والطبري في تفسيره (٤/ ٨٥) وغيرهم عن عمرو بن دينار أنه سأل ابن المسيب ... إلخ. وإسناده صحيح. (٤) في الأصل: (شيئًا)، والصواب ما أثبت، كما تقدم في (ص ٢١٨ - ٢٢٠، ٦٣٦ - ٦٣٨) وغيرها. (٥) في جزء أحاديثه (ص ٤٨) ولفظه: سألتُ ابن عون عن الدرهم الزائف؛ أتسمح للرجل أن يَشتري به شيئًا؟ قال: بِبَيِّنَةٍ [كذا، ولعلها: يُبَيِّنُهُ]؟ قلت: لا. قال: كان محمد يكرهه. قلتُ: فإنْ بيَّن؟. قال: كان محمد لا يُحِبُّهُ. قال أبو عبد الله الأنصاري: قال لي: فما تقول لو أنَّ رجلًا باع سلعةً وبها عيب؟ قلتُ: يُبيِّن العيب. قال: لا أكرهه. قلتُ: وكذلك الدرهم الزائف إذا لم يُبيِّن. قال: فإنْ بيَّن العيب؟ قلتُ: لا أرى بأسًا. قال: وكذلك الدرهم الزائف.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies