Et quand ils établissent par cette même expression autre chose, il en est ainsi de ce qui fut demandé au Prophète – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – à propos des devins ; il répondit alors : « Ils ne sont rien » (1).
Il en va de même de la parole rapportée [parmi] (2) celles de Sa‘îd ibn al-Musayyib : lorsqu’on l’interrogea au sujet de l’îlâ’, il déclara : « Ce n’est rien » (3). Son intention était de nier que l’îlâ’ constitue un divorce à l’expiration du délai, comme le prétendent certains, car la position de Sa‘îd rejoint celle de la majorité : on met l’époux en demeure ; soit il revient (à son épouse), soit il prononce le divorce. Ainsi, par son propos « ce n’est rien », il nie que cela soit un divorce.
De même, Tâwûs, quand il dit « ce n’est rien » à propos du khulʿ et du serment assorti d’un divorce, entendait que ce n’est pas un divorce (4). Ibn ‘Abbâs visait la même chose lorsqu’il déclara, au sujet de la formule de ḥarâm : « Ce n’est rien », c’est-à-dire : ce n’est pas un divorce.
Il en va également ainsi pour Muḥammad ibn ‘Abd Allâh al-Anṣârî (5). Lorsque Ibn ‘Awn l’interrogea au sujet d’un dirham falsifié : « Est-il permis à un homme d’acheter quelque chose avec ? » – il répondit : « L’a-t-il rendu manifeste ? » Je dis : « Non. » Il dit : « Muḥammad le réprouvait. » Je dis : « Et s’il l’a rendu manifeste ? » Il répondit : « Muḥammad ne le considérait pas comme étant quelque chose. » Autrement dit : il ne le voyait pas