Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Quant aux éventualités que tu as évoquées à propos de la parole de Ṭāwūs relative au divorce, même si l’on supposait qu’elles pourraient te profiter, elles ne te profiteraient en rien.

Ces conjectures qarmates que tu avances à propos de la parole de Ṭāwūs et de la transmission qu’en rapporte Muḥammad ibn Naṣr, quand bien même t’apporteraient-elles un avantage, ne sauraient te servir dans l’objectif que tu poursuis ici : nier l’avis de Ṭāwūs sur l’affranchissement ; elles constituent, au contraire, dans l’un comme dans l’autre des deux cas envisagés, une preuve explicite qui réfute ton propos.

Il n’y a d’ailleurs rien d’étonnant à ce qu’un homme invoque un argument qui se retourne contre lui et non en sa faveur, lorsque son intention est de repousser une vérité irréfutable. En effet, ces polémistes, qui débattent de cette question sans science, ni guidée, ni Livre lumineux, ont été entraînés par la controverse mensongère jusqu’à renier ce qui est attesté par les sens, la raison, l’audition, la Loi révélée et la transmission.

Ils en sont ainsi venus à déclarer : « Quiconque suspend une chose par intention de serment doit nécessairement vouloir la réalisation de ce qu’il a suspendu dès que la condition survient, même s’il déteste aussi bien l’acte que la condition avant celle-ci ; car, sitôt la condition accomplie, il l’a souhaitée tout comme celui qui suspend sans prêter serment. »

Ils prêtent donc pareille intention à celui qui ne cherche qu’à se restreindre, lorsque celui-ci dit : « Si je voyage avec vous… si j’adresse la parole à untel, alors mes femmes sont répudiées, mes esclaves affranchis, mes biens voués en aumône, trente pèlerinages m’incombent, je jeûnerai toute ma vie ; qu’Allah ne me fasse pas mourir dans l’islam, qu’Il me tranche la main, que mes enfants soient égorgés sur ma poitrine… » – et autres paroles portant sur des choses que l’homme hait au plus haut point et dont il se garde d’en vouloir la réalisation.

Or il est notoirement évident qu’il ne désire aucunement que tout cela se produise, que la condition se réalise ou non.

(1) Le copiste l’a répétée dans le manuscrit original.
التي ذكرتها في قول طاووس في الطلاق، فهاتيك لو قُدِّرَ أنها تنفعك لم تنفعك. فهذه الاحتمالات القرمطية التي تذكرها في قول طاووس، وفي نقل محمد بن نصر عنه، لو نفعتك لن تنفعك فيما قصدته هنا من نفي قول طاووس في العتق، بل هي حجةٌ صريحةٌ على كلا الاحتمالين على نفي مقصودك هنا. ولا عجب أَنْ يحتج (١) الشخص بحجة وتكون عليه لا له إذا كان ذلك في سياقِ رَدِّ الحق الذي لا يمكن رَدُّه، فإنَّ هؤلاء المجادلين في هذه المسألة بغير علم ولا هدى ولا كتاب منير، أخرجهم الجدل بالباطل إلى أن جحدوا ما عُلم بالحس وبالعقل وبالسمع وبالشرع وبالخبر، فصاروا يقولون: كُلُّ مَنْ عَلَّقَ شيئًا بقصد اليمين فلا بُدَّ أَنْ يريد وقوع ما عَلَّقَهُ عند وجود الشرط وإنْ كان كارهًا له وللشرط إذا لم يوجد الشرط، بل إذا وجد الشرط فقد أراده كما يريده المعلِّق غيرُ الحالف. فصاروا يَدَّعون على مَنْ أراد أَنْ يمنع نفسه، فقال: إِنْ سافرتُ معكم [١٩٦/ ب] إِنْ كلمتُ فلانًا فنسائي طوالق وعبيدي أحرار ومالي صدقة وعليَّ ثلاثون حجة وصوم الدهر ولا أماتني الله على الإسلام وقطع الله يدي وذبح أولادي على صدري ونحو ذلك من الأمور التي يشتد كراهة الإنسان لها وامتناعه من إرادة وقوعها. ومعلومٌ بالاضطرار أنه لا يريد وقوعه سواء وجد الشرط أو لم يوجد
(١) كررها الناسخ في الأصل.

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