et, par voie d’interdiction, il formule le serment en invoquant les serments d’allégeance et les serments des musulmans, comme lorsqu’il dit : « Si Allah guérit mon malade, il m’incombe d’accomplir le ḥajj ; si je fais telle chose, le ḥajj m’incombe ; si je fais telle chose, le ḥajj est désormais obligatoire pour moi. » Dans ce cas, l’intéressé entend que, s’il accomplit l’acte, il lui sera alors obligatoire d’engager par la suite un pèlerinage pour lui-même [196 /a].
Quant à l’autre situation, son intention est que, s’il manque à son serment, le divorce et l’affranchissement deviennent immédiatement contraignants pour lui, ainsi que tout ce qui incombe à celui qui a parjuré après avoir juré par les serments des musulmans ou les serments d’allégeance.
[Sixième point]
Sa remarque : « Il a été rapporté plus haut, d’après Muḥammad ibn Naṣr, que l’on tient de al-Ḥasan et de Ṭāwūs une opinion identique à celle d’Abū Thawr ; il se peut qu’il entende par là un avis analogue concernant la distinction entre divorce et affranchissement, et il se peut qu’il veuille dire un avis identique à celui d’Abū Thawr uniquement au sujet de l’affranchissement. »
On lui répond : Dans l’une ou l’autre de ces deux hypothèses, il ressort que Muḥammad ibn Naṣr a bien transmis de Ṭāwūs que celui qui a juré par l’affranchissement en disant : « Si je fais telle chose, tout esclave qui m’appartient est libre », doit s’acquitter de l’expiation de son serment ; or la discussion, ici, porte exclusivement sur la parole de Ṭāwūs à propos de l’affranchissement.
Il apparaît donc que la transmission de Muḥammad ibn Naṣr, tout comme celle d’Ibn Ḥazm, constitue pour toi une preuve concluante en faveur de l’attribution de cet avis à Ṭāwūs ; viennent s’y ajouter les transmissions d’Ibn al-Munḏir, d’al-Ṭabarī, d’Abū ʿUmar ibn ʿAbd al-Barr et d’autres savants.
Ta propension à multiplier les éventualités en ce point ne t’apporte aucun secours pour écarter cette transmission ; la mention même de cette hypothèse ne sert ici qu’à brouiller les pistes et à susciter la polémique, et il en va de même pour les autres conjectures