Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

« Mon bien est destiné au hady », ou encore : « Mon bien est (à distribuer) aux pauvres » ; tout cela constitue un serment.

Il dit : Tel est l’avis de Qatāda, Sulaymān ibn Yasār et Sālim ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUmar.

Abû Muḥammad dit : Tout cela contredit l’opinion d’Abû Ḥanîfa, de Mâlik et d’al-Shâfiʿî, car al-Shâfiʿî excepte de ce cas l’affranchissement déterminé.

Ainsi, Ibn Ḥazm rapporte le serment conditionné par l’affranchissement – lorsqu’on dit : « Si je fais telle chose, alors tout esclave que je possède est libre » – d’un groupe d’imâms parmi les Compagnons et les Successeurs, en affirmant que c’est authentiquement établi d’eux. Il cite, parmi ceux-ci, Ṭāwûs ; et quand bien même on supposerait que le propos attribué à Ṭāwûs ne serait pas authentique, l’établissement du désaccord au sujet du serment comportant l’affranchissement par la parole de quelques-uns de ces autorités suffirait.

Or, cet objecteur a consulté les paroles d’Ibn Ḥazm à ce sujet, mais il n’a reproduit que sa transmission de l’avis de Ṭāwûs, puis il l’a déformée, et cela apparaît dans la « cinquième face » (1). En effet, l’objecteur a dit : « Ibn Ḥazm a affirmé qu’il (2) est authentiquement rapporté de lui que, dans le serment lié à l’ʿitāqa, l’expiation est celle du serment (kaffarat yamîn). » Il a ajouté : « Cela peut, également, s’entendre du libellé : “Il m’incombe l’affranchissement”, ce qui n’apporte donc aucune preuve. »

On lui répondra : Ibn Ḥazm a déclaré que l’avis de ces savants contredit celui d’al-Shâfiʿî, car al-Shâfiʿî exclut de ce jugement l’affranchissement déterminé. Si donc l’intention d’Ibn Ḥazm, dans ce qu’il a rapporté de Ṭāwûs, concernait le cas où l’on prête serment par vœu d’affranchissement, en disant : « Si je fais cela, il m’incombe d’affranchir un esclave, ou d’affranchir cet esclave », ou encore : « Il m’est obligatoire d’affranchir un esclave – ou celui-ci – si je fais cela », alors

(1) À l’origine : « الثالث », ce qui est une erreur ; les troisième et quatrième points ayant déjà été exposés, cette même erreur se poursuit dans le passage suivant. (2) À l’origine : « إن », attesté dans al-Muḥallā et déjà mentionné en début de chapitre.
مالي هدي، أو قال: مالي في المساكين = كُلُّ ذلك يمين. قال: وهو قول قتادة وسليمان بن يسار وسالم بن عبد الله بن عمر. قال أبو محمد: وكل هذا خلافٌ لقول أبي حنيفة ومالك والشافعي، لأنَّ الشافعيَّ أَخرجَ من ذلك العتق المعين). فهذا ابن حزم يذكر الحلف بالعتق إذا قال: إِنْ فعلتُ فكل مملوك لي حر عن جماعةٍ من أئمة الصحابة والتابعين، وأَنَّ ذلك صَحَّ عنهم، وَذَكَرَ فيمن ذكر طاووسًا، فلو قُدِّرَ أَنَّ طاووسًا لم يصح ذلك عنه = لكان في إثبات النزاع في الحلف بالعتق بقول بعض هؤلاء كفاية. وهذا المعترض قد رأى كلام ابن حزم في ذلك، لكنه لم ينقل إلا نقله لمذهب طاووس، ثم إنه حَرَّفَهُ، وهذا يظهر بِـ الوجه الخامس (١) : فإنَّ المعترض قال: (وقال ابن حزم: إِنَّه (٢) صَحَّ عنه في الحلف بالعتاقة كفارة يمين. قال: وهذا ــ أيضًا ــ يحتمل أَنْ يراد به بصيغة العتق يلزمني فلا دلالة فيه). فيقال له: ابن حزم قد قال بأنَّ قول هؤلاء خلاف لقول الشافعي، فإنَّ الشافعي أخرج من ذلك العتق المعيَّن، فلو كان [١٩٥/ ب] قصده بما نقله عن طاووس هو فيما إذا حَلَفَ بنذر العتق بِأَنْ قال: إِنْ فعلتُ فعليَّ عتقُ عبد أو عتق هذا العبد، أو قال: يلزمني أَنْ أُعتق عبدًا أو هذا العبد إِنْ فعلتُ = لم
(١) في الأصل: (الثالث)، وهو خطأ، فقد تقدَّم الوجه الثالث والرابع، وقد استمرَّ هذا الخطأ فيما سيأتي. (٢) في الأصل: (إن)، والمثبت من المحلَّى، ومما تقدم في أول الفصل.

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