Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Quant à ceux qui rapportent des ijmâʿ postérieurs à l’époque des tâbiʿîn, tels al-Layth, ath-Thawrî et Mâlik, on constate que les consensus qu’ils relatent renferment parfois des divergences qui leur ont échappé, contrairement aux désaccords qu’ils mentionnent, dont la transmission est, elle, solidement établie.

Ainsi, al-Layth a rapporté un ijmâʿ selon lequel il n’est pas permis de raccourcir la prière pour un déplacement de moins de deux jours [193/b], et ash-Shâfiʿî l’a suivi sur ce point ; pourtant, l’existence d’une divergence à ce sujet parmi les Compagnons et les tâbiʿîn est bien attestée (1).

De même, ath-Thawrî a mentionné un ijmâʿ stipulant que, lorsqu’une femme divorcée par divorce révocable est reprise puis de nouveau répudiée, elle doit recommencer sa ʿidda ; or la divergence à ce propos est avérée et notoire, jusque dans les écoles d’ash-Shâfiʿî et d’Aḥmad.

Quant à Mâlik b. Anas, il a affirmé l’existence d’un ijmâʿ concernant la règle du renvoi du serment (2) ainsi que la procédure de la qasâmah (3) ; cependant, la divergence à ce sujet est bien connue.

(1) al-Umm (2/362). Voir : Majmūʿ al-fatāwā (25/212), al-Fatāwā al-Kubrā (2/467), Qāʿida fī al-aḥkām allatī takhtalif bi-al-safar wa-al-iqāma, p. 216, et ce qui précède, p. 183. (2) Dans le Muwaṭṭaʾ (2/267). Voir : al-Istidhkār (22/57), al-Ṭuruq al-Ḥikmiyya (1/321). (3) Dans le Muwaṭṭaʾ (2/453). Il déclare que la règle unanime dans notre école, confirmée par ceux qui admettent la qasāma et acceptée par les imams anciens et modernes, est de commencer par les serments des plaignants (« ceux qui réclament le sang »), et que la qasāma n’est exigible que dans l’un des deux cas suivants : soit la victime déclare « Mon sang est entre les mains de Untel », soit les garants du sang apportent un indice, même non décisif, contre l’accusé ; c’est cette condition qui rend obligatoire la qasāma pour ceux qui réclament le sang. Chez nous, la qasāma n’est donc impérative que selon l’un de ces deux modes. Mālik ajoute : « Telle est la sunna sur laquelle il n’y a pas de divergence dans notre école, et la pratique constante des gens veut que l’initiative de la qasāma revienne aux proches du défunt et à ceux qui invoquent l’homicide volontaire ou involontaire. » Voir encore : al-Istidhkār (25/309 muḥim), al-Ṣawāʿiq al-mursalā (2/590-592).
وأما مَنْ يَنقل الإجماعات بعد التابعين؛ كالليث والثوري ومالك فيوجد في إجماعهم نزاع لم يَطَّلِعُوا عليه، بخلاف ما ينقلونه من النزاع، فإنَّ نقلهم له ثابت. فالليث حكى الإجماع على أنه لا تقصر الصلاة في أقل من يومين [١٩٣/ ب] ، وكذلك الشافعي تبعه على ذلك؛ وقد علم النزاع في ذلك بين الصحابة والتابعين (١) . والثوري حكى الإجماع على أَنَّ المطلقة الرجعية إذا ارتجعها ثم طلقها فإنها تستأنف العدة، والنزاع ثابت في ذلك معروف حتى في مذهب الشافعي وأحمد. ومالك بن أنس ذَكَرَ الإجماعَ على الحكم بِرَدِّ اليمين (٢) ، وعلى القسامة (٣) ؛ والنزاع في ذلك معروف.
(١) الأم (٢/ ٣٦٢). وانظر: مجموع الفتاوى (٢٥/ ٢١٢)، الفتاوى الكبرى (٢/ ٤٦٧)، قاعدة في الأحكام التي تختلف بالسفر والإقامة (ص ٢١٦)، وما تقدم في (ص ١٨٣). (٢) في الموطأ (٢/ ٢٦٧). وانظر: الاستذكار (٢٢/ ٥٧)، الطرق الحكمية (١/ ٣٢١). (٣) في الموطأ (٢/ ٤٥٣) وقال: الأمر المجتمع عليه عندنا، والذي سمعت ممن أرضى في القَسَامة، والذي اجتمعت عليه الأئمة في القديم والحديث: أنْ يَبدأَ بالأيمان المُدَّعون في القسامة فيحلفون، وأنَّ القَسَامة لا تجب إلا بأحد أمرين: إما أنْ يقول المقتول: دمي عند فلان، أو يأتي ولاة الدم بلوث من بينة ــ وإنْ لم تكن قاطعة ــ على الذي يُدَّعَى عليه الدم؛ فهذا الذي يُوجب القسامة للمدعين الدم على مَن ادعوه عليه، ولا تجب القسامة عندنا إلا بأحد هذين الوجهين. قال مالك: وتلك السنة التي لا اختلاف فيها عندنا، والذي لم يزل عليه عمل الناس أنَّ المبدَّئين بالقسامة أهل الدم والذين يدعون العمد والخطأ. وانظر: الاستذكار (٢٥/ ٣٠٩ مهم)، الصواعق المرسلة (٢/ ٥٩٠ - ٥٩٢).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies