Sufyân b. ʿUyaynah, Saʿîd b. Abî ʿArûbah, Sulaymân al-Taymî, al-Awzâʿî, al-Layth b. Saʿd, ʿAmr b. al-Ḥârith, ainsi que – avant eux – les petits et les grands des tâbiʿîn, tels les sept jurisconsultes, al-Ḥasan, Ibn Sîrîn, Muṭarrif b. al-Shikhkhîr, ʿAlqamah, al-Aswad, ʿUbaydah, Ibrâhîm al-Taymî, Ibrâhîm al-Nakhaʿî et leurs semblables, transmettent constamment des récits attestant l’existence d’une divergence, de même qu’ils rapportent les paroles des Compagnons et des tâbiʿîn après eux lorsqu’il y a désaccord. Cette transmission est recevable de leur part, tout comme on accepte d’eux ce qu’ils rapportent des paroles du Prophète – paix et bénédictions sur lui – (1).
La plupart d’entre eux ne rapportent pas de consensus, si ce n’est que l’un d’eux transmette parfois l’ijmâʿ des Compagnons – qu’Allâh les agrée. Ainsi a-t-on rapporté de ʿUbaydah al-Salmânî qu’il a dit : « Les Compagnons de Muḥammad – paix et bénédictions sur lui – n’ont jamais été unanimes sur rien comme ils l’ont été sur le fait qu’il n’est pas permis d’épouser une sœur durant la période d’attente de sa sœur, ni d’épouser une cinquième épouse durant la ʿidda de la quatrième » (2). Il visait par là la période d’attente consécutive à un divorce révocable, et les gens admettent l’ijmâʿ à ce sujet. Quant à la période d’attente consécutive à un divorce irrévocable, ils n’en reconnaissent pas le consensus ; bien au contraire, Mâlik, al-Shâfiʿî et d’autres estiment qu’il est permis d’épouser la femme pendant la ʿidda d’un divorce irrévocable.