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L’objecteur a dit :
« Le répondant a déclaré : “En résumé, la divergence au sujet de cette question est bien établie chez les Anciens (Salaf), tels que Ṭawûs, al-Ḥasan al-Baṣrî et d’autres.” »
Je dis :
Quant à Ṭawûs, nous avons déjà parlé de lui (1) et exposé les différentes hypothèses concernant la formulation rapportée de sa part.
Ibn Ḥazm (2) a affirmé qu’il est authentiquement établi, en matière de serment adossé à l’affranchissement, qu’il y a expiation comme pour un serment ordinaire.
Cela peut également s’entendre par la tournure : « (al-ʿitq yalzamunî) », c’est-à-dire : « l’affranchissement m’incombe » ; il n’y a donc, là, aucun argument décisif. De plus, Muḥammad b. Naṣr a rapporté qu’il a été transmis de al-Ḥasan et de Ṭawûs une opinion semblable à celle d’Abû Thawr (3). Il se peut qu’il veuille dire par là leur position distinguant le divorce, l’affranchissement et d’autres cas ; auquel cas ce serait un propos de Ṭawûs relatif à la survenance du divorce. Il se peut aussi qu’il vise une parole analogue à celle d’Abû Thawr spécifiquement concernant l’affranchissement. Or, un tel éventail de possibilités ne saurait constituer un témoignage transmissible (4). C’est pourquoi je n’ai rien cité de Ṭawûs, n’ayant trouvé de lui aucun texte explicite contredisant ce qu’a rapporté l’auteur (5).
La réponse s’articule en plusieurs points :
Premier point : il s’agit là d’une confusion dans l’argumentation, car le débat, ici, ne porte que sur l’établissement