Et si l’on disait à quelqu’un : « Efforce-toi donc de te tromper », tiendrait-il un propos qui ne soit pas de cette même espèce ?!
Lequel, des deux propos, est-il plus digne que l’on présume avoir été tenu par l’élite de la Communauté et les meilleures générations ? S’agit-il de cette parole contradictoire — à propos de laquelle aucun texte ne nous est parvenu de leur part, leurs propres déclarations indiquant même le contraire —, ou plutôt d’une parole connue, conforme à la nature primordiale (fitrah) et à la Loi révélée, agréée par la raison, attestée par le Livre d’Allah et la Sunna, cohérente, harmonieuse, exempte de contradiction, que leurs paroles appuient tantôt par une généralité de sens, tantôt par une généralité d’expression ?
En effet, s’ils ont considéré que le fait pour l’auteur du serment de n’avoir eu d’autre intention (1) que (2) de rendre impératif l’acte suspendu constitue un empêchement à ce que devienne obligatoire pour lui ce qu’Allah aime et agrée, tels l’affranchissement d’un esclave ou le vœu, alors, à plus forte raison, feront-ils de cette même intention un empêchement à ce que lui devienne obligatoire ce qu’Allah n’aime ni n’agrée.