En somme, le mariage fait partie, par nature et selon la Loi, des fondements mêmes qui réalisent l’intérêt des êtres humains, tandis que l’esclavage demeure établi en opposition à la disposition originelle (fitrah) et à la législation. En réalité, on ne réduit en esclavage que celui qui s’est écarté de la fitrah qu’Allah a assignée aux hommes et de la religion qu’Il a instituée.
Le divorce constitue donc l’annulation du mariage (1), lequel figure parmi les intérêts essentiels des serviteurs ici-bas et dans l’au-delà ; l’affranchissement, quant à lui, est la suppression de l’esclavage, et cette suppression parachève les intérêts des serviteurs ici-bas et dans l’au-delà.
Ainsi, le divorce relève de la même catégorie que l’esclavage, tous deux établis à l’encontre de l’état originel, tandis que l’affranchissement appartient à la même catégorie que le mariage, tous deux conformes à cet état originel. C’est pour cette raison que la Loi parfaite est venue élargir les voies menant à l’affranchissement et y encourager, tout en restreignant les voies du divorce et en le proscrivant ; quiconque inverse cet ordre aura altéré la fitrah qu’Allah a implantée dans Ses serviteurs et la législation (2) qu’Il a révélée à Son Messager — qu’Allah prie sur lui et le salue —, surtout lorsqu’il s’agit de celui qui formule une condition rendant obligatoire pour lui l’affranchissement, faisant de celui-ci un devoir dès la réalisation de la condition, tout comme le vœu devient obligatoire à la survenue de sa condition.
Or son intention n’était qu’un serment, et il répugne à voir se réaliser ce qu’il a ainsi rendu obligatoire, que la condition se réalise ou non. Si on lui dit :
« L’intention du serment t’empêche que l’obligation que tu t’es imposée te soit réellement imputée — même si Allah l’aime et l’agrée ; le simple fait d’avoir subordonné cette obligation à l’apparition de la condition, bien qu’Allah l’aime et l’agrée, ne crée pas l’obligation. Ensuite tu fais de ce qu’Allah n’aime ni n’agrée une obligation pour toi, sous prétexte que tu l’as rendu obligatoire, affirmant que le seul fait de l’avoir posé comme tel suffit à l’imposer, tandis que ce qu’Allah aime et agrée ne devient pas obligatoire du simple fait que tu te l’es imposé. » — Celui qui tient un tel raisonnement, reste-t-il la moindre limite à l’erreur ?!