« … elle n’était pas une combattante » (1). Il a donc interdit de tuer les femmes et les enfants (2), et il est rapporté dans les Sunan qu’il – paix et bénédiction d’Allah sur lui – a également défendu de tuer le vieillard et l’ouvrier salarié (al-ʿasîf) (3), ainsi que toute personne ne comptant pas parmi les gens du combat. C’est pourquoi, si les femmes ou les enfants prennent part au combat, on les combat et on les tue, selon l’unanimité des savants (4). Le développement détaillé de ce point trouve sa place ailleurs.
L’intention ici est de montrer que la cause de l’asservissement est la mécréance (5) ; l’islam empêche qu’il débute, mais n’empêche pas qu’il se poursuive. Ainsi, si quelqu’un embrasse l’islam après avoir été réduit en esclavage, il ne devient pas pour autant libre : en effet, il ne s’est repenti de sa mécréance qu’après avoir été mis sous pouvoir, et cela n’empêche pas que subsiste l’effet de la peine – à savoir l’esclavage –, contrairement à
(1) Rapporté par l’imam Aḥmad dans son Musnad (25/370), par Abū Dāwūd (n° 2669) et d’autres, d’après le hadith de Rabāḥ ibn al-Rabīʿ (qu’Allah soit satisfait de lui). Ibn Ḥibbān l’a également inscrit dans son Ṣaḥīḥ (11/113), précisant que ce récit a été transmis par al-Murqqaʿ ibn Sayfī de Ḥanẓalah al-Kātib, qui l’a lui-même entendu de son grand-père, Rabāḥ ibn al-Rabīʿ, tous deux réputés fiables. Voir : Naṣb al-Rāyah (3/387), al-Badr al-Munīr (9/80), Irwāʾ al-Ghalīl (5/35), Silsilat al-Aḥādīth al-Ṣaḥīḥah (2/314, h. 701).
(2) Rapporté par al-Bukhārī (3014, 3015) et Muslim (1744) d’après le hadith d’Ibn ʿUmar (qu’Allah soit satisfait des deux).
(3) Interdiction de tuer les vieillards : rapportée par Abū Dāwūd (2612) et d’autres d’après Anas ibn Mālik (qu’Allah soit satisfait de lui). Voir : Naṣb al-Rāyah (3/386).
Interdiction de tuer l’ʿAsīf : rapportée par Abū Dāwūd (2669), an-Nasāʾī dans son Sunan al-Kubrā (8571, 8572), Ibn Mājah (2842) et d’autres, d’après le hadith de Rabāḥ ibn al-Rabīʿ (qu’Allah soit satisfait de lui). Voir : Majmaʿ az-Zawāʾid (5/315-318).
(4) Muʾassasat al-Ijmāʿ fī al-Fiqh al-Islāmī de Saʿdī Abū Jayb (p. 269-270).
(5) Voir supra p. 416.