Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Lorsqu’une personne fait le vœu (nadhar) de divorcer, aucune obligation ne lui incombe. Pourtant, ces mêmes savants peuvent dire : si le divorce est suspendu sous la forme d’un serment, la kaffârat yamîn devient alors obligatoire. C’est le cas, par exemple, lorsqu’il déclare : « Si je ne fais pas telle chose, il m’incombe de divorcer d’avec mon épouse », ainsi que l’ont rapporté certains Khurâsâniens parmi les shâfiʿites et les disciples d’Abû Ḥanîfa.

De même, s’il voue le divorce à la manière d’un serment en disant : « Il incombe à moi, pour Allâh, de divorcer d’avec mon épouse », son intention étant de s’exhorter – c’est-à-dire : « Par Allâh, je divorcerai assurément de mon épouse » –, alors, s’il ne divorce pas, il est redevable de la kaffârat yamîn selon Aḥmad et Abû Ḥanîfa ; c’est aussi l’avis rapporté par les Khurâsâniens. Imâm Aḥmad lui impose cette kaffâra, qu’il ait formulé son vœu par esprit de rapprochement envers Allâh – pensant que le divorce de l’épouse constitue une œuvre pieuse, ou que le divorce et l’ascèse sont des actes méritoires – ou que son intention ait simplement été de prêter serment et de s’inciter lui-même à divorcer.

L’essentiel est que, dans tous les cas, si l’on admet que l’affranchissement assorti d’un serment ne prend pas effet, le divorce assorti d’un serment devrait, a fortiori, ne pas prendre effet. Quant à l’obligation de la kaffârat yamîn, on ne peut dire : « Si elle est due dans le serment relatif à l’affranchissement, elle l’est, à plus forte raison, dans le serment relatif au divorce ». La question fait l’objet d’une divergence. Il convient plutôt d’affirmer que la preuve établit que le divorce juré est, quant à l’obligation de la kaffârat yamîn, analogue à l’affranchissement juré.

Troisièmement, certains Compagnons ont rapporté des formules englobant à la fois le divorce et l’affranchissement, telle la parole d’Ibn ʿAbbâs : « Le divorce provient d’un désir, tandis que l’affranchissement est l’acte par lequel on recherche la Face d’Allâh. » (1)

Il en va de même du propos rapporté de ʿÂʾisha – qu’Allâh l’agrée – : « Tout serment, si grave soit-il, a pour expiation la kaffârat yamîn prescrite pour le serment par Allâh. » (2) Cette parole englobe donc le serment par le divorce et tout autre serment.

(1) Déjà cité à la p. 264. (2) Sa chaîne de transmission est présentée ci-dessus à la p. 418.
إذا نذر الطلاق لم يكن عليه شيء [١٨٧/ ب] فهؤلاء قد يقولون: إذا عَلَّقَهُ على وجه اليمين لزمه الكفارة، كقوله: إنْ لم أفعل كذا فعليَّ أَنْ أُطَلِّق امرأتي كما ذَكَرَ ذلك مَنْ ذَكَرَهُ مِنْ أصحاب الشافعي الخراسانيين وأصحاب أبي حنيفة. وكذلك إذا نذر الطلاق على وجه اليمين بأنْ يقول: لله عليَّ أَنْ أُطَلِّقَ امرأتي؛ ومرادُهُ: حَضَّ نفسه؛ أي: والله لأطلقنَّ امرأتي؛ فعليه كفارة يمين إذا لم يُطلِّق عند أحمد وأبي حنيفة، وكذلك ذَكَرَهُ مَنْ ذَكَرَهُ من الخراسانيين، وأحمد يوجب عليه الكفارة سواء نذره للتقرب إلى الله لاعتقاده أَنَّ طلاقَ المرأة قربة، أو أَنَّ الطلاق والترهب قربة، أو كان قصده بالنذر الحلف، وقصده حض نفسه على الطلاق. والمقصود: أنه على كل تقدير إذا قيل: إِنَّ العتق المحلوف به لا يلزم فالطلاق أولى ألا يلزم، وأما وجوب الكفارة فلا يقال: إذا وجبت في الحلف بالعتق فهي في الحلف بالطلاق أولى، بل هذا فيه نزاع، لكن يقال قام الدليل على أَنَّ الطلاقَ المحلوف به كالعتق المحلوف به في لزوم الكفارة في ذلك. الثالث: أنه قد نقل عن بعضهم ألفاظ تَعُمُّ الطلاقَ والعتاق؛ كقول ابن عباس: (الطلاق عن وطر، والعتق ما ابتغي به وجه الله) (١) . وما يروى عن عائشة - رضي الله عنها - أنها قالت: (كُلُّ يمينٍ ــ وإنْ عظمت ــ فكفارتها كفارة اليمين بالله) (٢) . فهذا يتناول الحلف بالطلاق وغيره.
(١) تقدم في (ص ٢٦٤). (٢) تقدم تخريجه في (ص ٤١٨).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies