ainsi qu’en d’autres occurrences, tel le consensus selon lequel le maʾmûm n’est pas tenu de réciter dans cette situation (1), la divergence d’Abû Ḥanîfah qui impose le paiement de la valeur même du gibier (2) et son opinion que telle est l’exigence du Coran, alors que ce qui est abondamment transmis des Compagnons et des Successeurs est l’obligation d’acquitter un équivalent ; ainsi ont-ils prescrit, pour l’autruche, un chameau adulte, et, pour la vache sauvage, une vache (3), et d’autres cas analogues.
Quatrièmement :
Il a affirmé : « S’opposer à un consensus transmis ne se fait ni par raisonnement déductif ni par analogie, mais uniquement par une transmission explicite. »
Il y a deux réponses à cela.
Premièrement : Cette prétention est irrecevable ; en effet, la transmission d’un ḥadith du Messager – صلى الله عليه وسلم – est plus forte que le simple rapport d’un consensus, et l’on peut démontrer l’invalidité d’un ḥadith au moyen de preuves qui l’infirment ; comment, dès lors, ne serait-il pas permis d’établir, par ces mêmes preuves, l’erreur de celui qui rapporte un consensus ?
Il est notoire, en outre, que la transmission d’un ḥadith déterminé, entendu du Messager – صلى الله عليه وسلم –, puis transmis par un Compagnon, puis par un Successeur, est plus fiable que la transmission d’un consensus ; car il s’agit là d’un savoir acquis par audition, dont la chaîne est continue, non interrompue. Quant à celui qui rapporte un consensus, il transmet au nom d’une multitude de personnes dont il ne peut embrasser toutes les paroles ; et quand bien même le pourrait-il, il ne rapporte pas leurs formulations exactes, mais seulement ce qu’il croit être leur conviction, de sorte qu’il peut se méprendre sur leur intention. Et si l’on admet que