Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

ainsi qu’en d’autres occurrences, tel le consensus selon lequel le maʾmûm n’est pas tenu de réciter dans cette situation (1), la divergence d’Abû Ḥanîfah qui impose le paiement de la valeur même du gibier (2) et son opinion que telle est l’exigence du Coran, alors que ce qui est abondamment transmis des Compagnons et des Successeurs est l’obligation d’acquitter un équivalent ; ainsi ont-ils prescrit, pour l’autruche, un chameau adulte, et, pour la vache sauvage, une vache (3), et d’autres cas analogues.

Quatrièmement :

Il a affirmé : « S’opposer à un consensus transmis ne se fait ni par raisonnement déductif ni par analogie, mais uniquement par une transmission explicite. »

Il y a deux réponses à cela.

Premièrement : Cette prétention est irrecevable ; en effet, la transmission d’un ḥadith du Messager – صلى الله عليه وسلم – est plus forte que le simple rapport d’un consensus, et l’on peut démontrer l’invalidité d’un ḥadith au moyen de preuves qui l’infirment ; comment, dès lors, ne serait-il pas permis d’établir, par ces mêmes preuves, l’erreur de celui qui rapporte un consensus ?

Il est notoire, en outre, que la transmission d’un ḥadith déterminé, entendu du Messager – صلى الله عليه وسلم –, puis transmis par un Compagnon, puis par un Successeur, est plus fiable que la transmission d’un consensus ; car il s’agit là d’un savoir acquis par audition, dont la chaîne est continue, non interrompue. Quant à celui qui rapporte un consensus, il transmet au nom d’une multitude de personnes dont il ne peut embrasser toutes les paroles ; et quand bien même le pourrait-il, il ne rapporte pas leurs formulations exactes, mais seulement ce qu’il croit être leur conviction, de sorte qu’il peut se méprendre sur leur intention. Et si l’on admet que

(1) Majmūʿ al-fatāwā (t. 23, p. 269, 290) ; al-fatāwā al-kubrā (t. 2, p. 288). Voir aussi : al-Ḥāwī (t. 2, p. 331). (2) Voir : al-Mabsūṭ (t. 4, p. 82) ; Badā’iʿ al-ṣanā’iʿ (t. 2, p. 198). (3) Voir ce qui est rapporté d’eux dans : Musannaf ʿAbd al-Razzāq (t. 4, pp. 398-400) et Musannaf d’Ibn Abī Shayba (t. 8, pp. 450-451).
وغيره من الإجماع على أن المأموم لا يجب عليه القراءة في هذه الحال (١) ، ومخالفة أبي حنيفة بإيجاب قيمة الصيد نفسه (٢) ، واعتقاده أَنَّ هذا موجب القرآن ما استفاض عن الصحابة والتابعين من إيجاب المثل؛ كما أوجبوا في النعامة بدنة، وفي البقرة الوحشية بقرة (٣) ، ونظائر ذلك. الرابع: قوله: (ومصادمة نقل الإجماع لا يكون بالاستدلال والقياس، وإنما يكون بالنقل الصريح) عنه جوابان: أحدهما: أَنَّ هذه الدعوى ممنوعة؛ بل نقل حديث الرسول - صلى الله عليه وسلم - الذي هو أبلغُ مِنْ نقلِ الإجماع مما قد يستدل على بطلانه بالأدلة الدالة على ذلك؛ فكيف لا يجوز أن يستدل على خطأ ناقل الإجماع بالأدلة الدالة على خطئه في نقله؟! ومعلوم أَنَّ نقلَ الحديث المعين المسموع من الرسول - صلى الله عليه وسلم -، ثم من الصاحب، ثم من التابع أصحُّ من نقل الإجماع؛ فإنَّ هذا نقلٌ لما علمه بالسماع، وهو نقلٌ متصلٌ لا منقطعٌ، وأما ناقل [١٨٢/ أ] الإجماع فهو ينقل عن خَلْقٍ كثيرٍ لا يمكنه الإحاطة بأقوالهم، وإذا أمكنه ذلك فهو لم ينقل ألفاظهم، وإنما نَقَلَ ما يظنه اعتقادهم، فقد يغلط في فهم مرادهم، وإذا قُدِّرَ
(١) مجموع الفتاوى (٢٣/ ٢٦٩، ٢٩٠)، الفتاوى الكبرى (٢/ ٢٨٨). وانظر: الحاوي (٢/ ٣٣١). (٢) انظر: المبسوط (٤/ ٨٢)، بدائع الصنائع (٢/ ١٩٨). (٣) انظر ما ورد عنهم في: مصنف عبد الرزاق (٤/ ٣٩٨ - ٤٠٠)، والمصنف لابن أبي شيبة (٨/ ٤٥٠ - ٤٥١).

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