Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

De même, quand bien même il ne se fût trouvé pour le contredire que la relation par Ibn Ḥazm des trois opinions touchant le serment prononcé par le divorce : est-il ou non obligatoire ? exige-t-il ou non une kaffâra ? — cela suffirait à entamer son argumentation. En effet, l’un établit un fait dont il est possible de connaître les limites, tandis que l’autre nie un fait dont l’inexistence ne saurait être cernée ; or, l’affirmatif l’emporte sur le négatif lorsque l’on peut cerner la chose niée, à plus forte raison lorsqu’on ne le peut pas.

Il en va de même de la transmission déjà citée de Abû Jaʿfar Muḥammad, de son fils Abû ʿAbd Allâh Jaʿfar (1) et d’autres encore, selon laquelle le serment par le divorce n’engage pas.

Il en va également ainsi du rapport authentique transmis de Ṭâwûs — le plus illustre des compagnons d’Ibn ʿAbbâs, qu’Allah soit satisfait de lui — qui disait :

« Le serment par le divorce n’est rien. »

La négation du caractère obligatoire du divorce juré est, en réalité, l’avis de plus d’un savant musulman.

Sunaid (2) rapporte dans son Tafsîr, d’après ʿIkrima, qu’on l’interrogea au sujet d’un homme ayant déclaré : « Mon épouse est répudiée si je ne frappe pas mon esclave de cent coups de fouet. » Il répondit : « Qu’il ne frappe pas son esclave et ne divorce pas de son épouse, car cela relève des ruses de Satan. » Il le tient de ʿAbbâd al-Muhallabî, d’après ʿÂṣim al-Aḥwal, d’après lui, à propos de la sourate (3) an-Nûr (4).

Et quand bien même on supposerait qu’il n’en existerait qu’une seule transmission, rapportée d’un savant demeuré anonyme

(1) Dans le texte original : « محمد ». La leçon exacte est celle que j’ai établie – comme dans sa notice de Siyar aʿlām an-nubalāʾ (t. 6, p. 255) et ailleurs – et la correction sera indiquée ci-après. (2) Dans le texte original : « مسند ». La leçon correcte est celle que j’ai établie, conformément à d’autres sources. (3) Dans le texte original : « سفره ». La leçon correcte est celle que j’ai établie, conformément à d’autres sources. (4) Je n’ai trouvé aucune source l’ayant rapporté en tant que tel ; il est toutefois mentionné – comme ici – par Ibn al-Qayyim dans Iʿlām al-muwaqqiʿīn (t. 5, pp. 523, 542) et dans al-Ṣawāʿiq al-mursalāt (t. 2, p. 609), et la chaîne de ses narrateurs est formée de personnes de confiance.
وكذلك لو لم يعارضه إلا نقل ابن حزم للأقوال الثلاثة في الحلف بالطلاق هل يلزم أو لا يلزم؟ وهل يكفر أم لا يكفر؟ لَقَدَح ذلك فيه، فإنَّ هذا مثبت لما يمكن الإحاطة به، وذاك نافٍ لما لا يمكن الإحاطة بنفيه، والمثبت مقدم على النافي فيما يمكن الإحاطة [١٨١/ أ] بنفيه، فكيف فيما لا يمكن الإحاطة بنفيه؟ وكذلك النقل المتقدم عن أبي جعفر محمد وابنه أبي عبد الله (١) جعفر وغيرهما في الحلف بالطلاق أنه لا يلزم. وكذلك النقل الثابت عن طاووس ــ أَجَلّ أصحاب ابن عباس - رضي الله عنه - ــ أنه كان يقول: (ليس الحلف بالطلاق بشيء) ، ونَفْيُ لزومِ الطلاقِ المحلوفِ به قولُ غيرِ واحدٍ من المسلمين. ونقل سُنَيْد (٢) في تفسيره عن عكرمة أنه سئل عن رجل قال: (امرأتُهُ طالقٌ إِنْ لم يضرب غلامه مائة سوط. قال: لا يضرب غلامه، ولا يُطَلِّق امرأته، لأنَّ هذا من خطوات الشيطان) . رواه عن عَبَّاد المهلبي، عن عاصم الأحول عنه في سورة (٣) النور (٤) . ولو قُدِّرَ أنه لم يُعْرَف إلا نَقْلٌ واحدٌ نُقِلَ ذلك عمن لم يسمه من العلماء
(١) في الأصل: (محمد)، وصوابه ما أثبتُّ ــ كما في ترجمته في سير أعلام النبلاء (٦/ ٢٥٥) وغيرها ــ، وسيأتي على الصواب. (٢) في الأصل: (مسند)، والصواب ما أثبتُّ كما في المصادر الأخرى. (٣) في الأصل: (سفره)، والصواب ما أثبتُّ كما في المصادر الأخرى. (٤) هذا الأثر لم أجد مَنْ أخرجه، وقد ذكره ــ كما هنا ــ ابن القيم في إعلام الموقعين (٥/ ٥٢٣، ٥٤٢)، والصواعق المرسلة (٢/ ٦٠٩) وإسناد رجاله ثقات.

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