Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Ibn Ḥazm – qu’Allâh lui fasse miséricorde – a dit (1) :
« Il est authentiquement rapporté de Ṭâwûs qu’il a déclaré : “Le serment formulé par l’affranchissement (des esclaves), le fait de dire : ‘Mon bien est un sacrifice (hady)’, ‘Tout ce que je possède est voué à Allâh’, et tout ce qui s’en rapproche, tout cela relève de la kaffârat al-yamîn (expiation du serment).” »

Plus d’un auteur a rapporté cette opinion de Ṭâwûs, parmi lesquels Muḥammad ibn Naṣr al-Marwazî (2), Ibn ʿAbd al-Barr (3) et d’autres encore.

Al-Athram rapporte dans ses Sunan (4) – d’après Aḥmad ibn Ḥanbal – : « ʿAbd ar-Razzâq nous a rapporté, d’après Maʿmar, d’après Ibn Ṭâwûs, d’après son père, au sujet de la parole : “Si je ne fais pas telle ou telle chose, je serai muḥrim pour un ḥajj.” Il (Ṭâwûs) dit : “C’est un serment qui requiert une expiation.” »

Saʿîd rapporte dans ses Sunan (5) : « Ḥammâd ibn Zayd nous a transmis, d’après Layth, d’après Ṭâwûs, au sujet de l’homme qui déclare : “Si je ne fais pas telle ou telle chose, ma femme est répudiée, si Allâh le veut.” – Ṭâwûs dit : “L’exception (‘in shâ’ Allâh) est valide pour lui, tant en matière de divorce que d’affranchissement.” »

Il rapporte encore (6) : « Ismâʿîl ibn Ibrâhîm nous a narré, Layth nous a narré, d’après ʿAṭâʾ, Ṭâwûs, Mujâhid, an-Nakhaʿî et az-Zuhrî : interrogés sur l’homme qui dit à son épouse : “Tu es divorcée si je ne fais pas telle ou telle chose, si Allâh le veut”, puis il ne la fait pas, ils répondirent : “L’exception lui est acquise.” »

Ces récits prouvent que, pour Ṭâwûs, le serment formulé par le divorce est effectif et que l’exception y est opérante ; s’il avait été nul – ainsi que l’affirment ceux qui le considèrent comme une parole oiseuse – il n’y aurait nul besoin d’y recourir, bien au contraire

(1) Al-Muḥallā, p. 991. (2) Fī Ikhtilāf al-Fuqahāʾ, p. 492. (3) Fī al-Istidhkār, vol. 15, p. 105. (4) Rapporté par ʿAbd al-Razzāq dans son al-Muṣannaf, vol. 8, p. 453 ; son isnād est authentique. (5) (vol. 2, p. 35, n. 1812) ; cité plus haut (p. 221). (6) (vol. 2, p. 35, n. 1813) ; cité plus haut (p. 221).
قال ابن حزم (١) : (وصح عن طاووس أنه قال: الحلفُ بالعتاق ومالي هدي وكل شيء له في سبيل الله وهذا النحو= كفارة يمين) . وقد نَقَلَ ذلكَ عن طاووس غير واحد، كمحمد بن نصر المروزي (٢) وابن عبد البر (٣) وغيرهما. وروى الأثرم في سننه (٤) : عن أحمد بن حنبل، حدثنا عبد الرزاق، عن معمر، عن ابن طاووس، عن أبيه في قوله: (إِنْ لم أفعل كذا وكذا فأنا مُحْرِمٌ بحجة. قال: يمين يكفرها) . وقال سعيد في سننه (٥) : حدثنا حماد بن زيد، عن ليث، عن طاووس في الرجل يقول: (إِنْ لم أفعل كذا وكذا فامرأتي طالق إن شاء الله = فله ثنياه في الطلاق والعتاق) . وقال أيضًا (٦) : حدثنا إسماعيل بن إبراهيم، حدثنا ليث، عن عطاء وطاووس ومجاهد والنخعي والزهري أنهم قالوا في قول الرجل لامرأته: (أنت طالق إِنْ لم أفعل كذا وكذا إن شاء الله فلم يفعل = فله ثنياه) . فهذا يدل على أن الحلف بالطلاق منعقد عنده، ينفع فيه الاستثناء، ولو كان باطلًا ــ كما يقوله مَنْ يجعلها يمينًا لغوًا ــ لم يحتج إلى الاستثناء، بل
(١) المحلى (ص ٩٩١). (٢) في اختلاف الفقهاء (ص ٤٩٢). (٣) في الاستذكار (١٥/ ١٠٥). (٤) أخرجه عبد الرزاق في مصنفه (٨/ ٤٥٣) وإسناده صحيح. (٥) (٢/ ٣٥/ ح ١٨١٢)، وقد تقدم (ص ٢٢١). (٦) (٢/ ٣٥/ ح ١٨١٣)، وقد تقدم (ص ٢٢١).

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