que lui ; en effet, il était, dans ce domaine, plus savant et plus juriste que tous les Compagnons de sa génération, tels que : ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr, ʿAbd Allâh ibn ʿUmar et d’autres encore.
Par la science qu’il tenait d’Ibn ʿAbbâs, Ṭâwûs se distinguait de la majorité des élèves d’Ibn ʿAbbâs ; seul ʿIkrima le rejoignait à cet égard, mais Ṭâwûs était plus âgé (1) et jouissait, auprès des musulmans, d’un prestige supérieur à celui de ʿIkrima. Les musulmans sont unanimes quant à la grandeur de son rang en matière de science et de religion, à l’authenticité de ses transmissions d’Ibn ʿAbbâs, et à la profondeur de son fiqh concernant le licite
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et l’illicite ; on dit même qu’il était, d’une manière absolue, le plus érudit d’entre eux dans le domaine du licite et de l’illicite.
ʿAbd ar-Razâq rapporte dans son Muṣannaf (2), d’après Ibn Jurayj, lequel a dit : « Ibn Ṭâwûs m’a informé, d’après son père, que celui-ci disait : “Le serment accompagné d’un divorce [est nul] : ce n’est rien.” Je lui demandai : “Le considérait-il comme un serment ?” Il répondit : “Je ne sais pas.” »
Le même récit a été transmis par Sufyân ibn ʿUyaynah, d’après Ibn Ṭâwûs, d’après son père. Ibn ʿUyaynah a également rapporté (3)…
Il en va de même du ḥadîth de Ṭâwûs rapporté d’Ibn ʿAbbâs – qu’Allâh les agrée – selon lequel, à l’époque du Messager d’Allâh – paix et bénédictions d’Allâh sur lui –, sous Abû Bakr, puis au début du califat de ʿUmar, la triple répudiation n’était comptée que pour une seule (4). Ṭâwûs donnait des avis juridiques conformément à cela.