Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

que lui ; en effet, il était, dans ce domaine, plus savant et plus juriste que tous les Compagnons de sa génération, tels que : ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr, ʿAbd Allâh ibn ʿUmar et d’autres encore.
Par la science qu’il tenait d’Ibn ʿAbbâs, Ṭâwûs se distinguait de la majorité des élèves d’Ibn ʿAbbâs ; seul ʿIkrima le rejoignait à cet égard, mais Ṭâwûs était plus âgé (1) et jouissait, auprès des musulmans, d’un prestige supérieur à celui de ʿIkrima. Les musulmans sont unanimes quant à la grandeur de son rang en matière de science et de religion, à l’authenticité de ses transmissions d’Ibn ʿAbbâs, et à la profondeur de son fiqh concernant le licite
[176/b]
et l’illicite ; on dit même qu’il était, d’une manière absolue, le plus érudit d’entre eux dans le domaine du licite et de l’illicite.

ʿAbd ar-Razâq rapporte dans son Muṣannaf (2), d’après Ibn Jurayj, lequel a dit : « Ibn Ṭâwûs m’a informé, d’après son père, que celui-ci disait : “Le serment accompagné d’un divorce [est nul] : ce n’est rien.” Je lui demandai : “Le considérait-il comme un serment ?” Il répondit : “Je ne sais pas.” »

Le même récit a été transmis par Sufyân ibn ʿUyaynah, d’après Ibn Ṭâwûs, d’après son père. Ibn ʿUyaynah a également rapporté (3)…

Il en va de même du ḥadîth de Ṭâwûs rapporté d’Ibn ʿAbbâs – qu’Allâh les agrée – selon lequel, à l’époque du Messager d’Allâh – paix et bénédictions d’Allâh sur lui –, sous Abû Bakr, puis au début du califat de ʿUmar, la triple répudiation n’était comptée que pour une seule (4). Ṭâwûs donnait des avis juridiques conformément à cela.

(1) Dans le manuscrit : « أبر ». Il est probable que la forme correcte soit celle que j’ai établie. (2) (6/406), et le texte figurant entre parenthèses. (3) Ainsi dans le manuscrit ; rien n’indique une omission ou un espace blanc, sauf qu’une expression similaire de l’auteur de la réponse apparaît plus haut (p. 220), où, après avoir cité le hadith du Musannaf d’Abd ar-Razzāq, il précise : « Et cela a également été rapporté par Sufyān b. ʿUyayna, d’après Ibn Ṭāwus, de son père ; c’est l’un des hadiths de b. ʿUyayna transmis par la voie des Makkīyīn. » (4) Rapporté par Muslim (n° 1472).
منه، فإنه كان أعلم بذلك وأفقه مِنْ كل مَنْ عاصره مِنَ الصحابة مثل: عبد الله بن الزبير وعبد الله بن عمر وغيرهما، وكان عند طاووس من علم ابن عباس ما تميز به على جمهور أصحاب ابن عباس، وإنما كان يقاربه في ذلك عكرمة، لكن طاووس أكبر (١) وأعظم عند المسلمين من عكرمة؛ فإنَّ المسلمين متفقون على عِظَمِ قَدْرِهِ في العلم والدين، وأَنَّ رواياته عن ابن عباس من أصح الروايات، وفقهه في الحلال [١٧٦/ ب] والحرام من أعظم الفقه، بل يقال: إنه أعلمهم بالحلال والحرام مطلقًا. وقد ذكر عبد الرزاق في مصنفه (٢) : عن ابن جريج قال: أخبرني ابن طاووس، عن أبيه: أنه كان يقول: (الحلف بالطلاق [باطل] ليس شيئًا. قلت: أكانَ يراه يمينًا؟ قال: لا أدري) . وكذلك رواه سفيان بن عيينة، عن ابن طاووس، عن أبيه. وروى ابن عيينة (٣) . ونحوه حديث طاووس عن ابن عباس - رضي الله عنهما - أَنَّ الثلاث كانت على عهد رسول الله - صلى الله عليه وسلم - وأبي بكر وصدرًا من خلافة عمر = طلاق الثلاث واحدة (٤) . وكان طاووس يفتي بذلك.
(١) في الأصل: (أبر)، ولعل الصواب ما أثبتُّ. (٢) (٦/ ٤٠٦)، وما بين المعقوفتين منه. (٣) كذا في الأصل، وليس هناك ما يدل على وجود سقط أو بياض إلا أنه تقدَّم كلام المجيب بنحو هذا في (ص ٢٢٠) حيث قال بعد أن ذكر الأثر من مصنف عبد الرزاق: وقد روى هذا ــ أيضًا ــ سفيان بن عيينة، عن ابن طاووس، عن أبيه؛ وهو من حديث ابن عيينة الذي يروى من طريق المكيين. (٤) أخرجه مسلم (١٤٧٢).

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